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© Woman asleep in bed inside the sheets with cartoon eyes.

Pourquoi vous n’arrivez pas à vous coucher tôt malgré la fatigue

Kathleen Wuyard

Si vous ne bâilliez pas à tout bout de champ, les cernes noires sous vos yeux seraient de toute façon là pour vous rappeler que vous avez atteint un niveau de fatigue critique. Et pourtant, soir après soir, impossible de vous coucher à une heure décente.


« Encore un épisode », « juste un dernier chapitre », ou bien un dossier à finir, une soirée entre potes… À chacun et chacune son poison, mais au final, le constat est le même: vous avez beau savoir depuis belle lurette qu’il faut viser un idéal de 8h par nuit, et avoir le niveau de fatigue qui vous rappelle que vraiment, vous devriez dormir, impossible de résister. Mais pourquoi, au fait?

Un élément de réponse peut se trouver en Chine, où le phénomène, tout aussi répandu qu’ici, a récolté le nom évocateur de « procrastination nocturne de revanche ».

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Prendre sa revanche sur la procrastination nocturne (et la fatigue)


Soit, concrètement, la tendance dangereuse des personnes qui ont l’impression que leur temps leur échappe à vouloir le récupérer coûte que coûte en soirée, au mépris d’un repos nécessaire et donc de leur santé. C’est votre BFF qui vient d’accoucher il y a quelques mois, qui a l’impression de ne plus avoir une minute à elle avec le bébé et la gestion de la vie quotidienne et qui, plutôt que de profiter du sommeil de son mini-elle pour faire pareil, met ces heures à profit pour prendre le temps de faire tout ce qui lui échappe en journée. Ou bien c’est peut-être vous et vos collègues, noyés dans le stress et les échéances au boulot et qui, quand enfin vient l’heure de prendre un peu de répit, préfèrent une « récompense », qu’il s’agisse d’un marathon Netflix ou d’une soirée pour se changer les idées.

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Ainsi que l’explique Alessandra Edwards, spécialisée dans l’approche génétique de la performance, la procrastination du sommeil concerne des personnes pour qui il est impensable d’aller se coucher tôt, alors même qu’elles savent être en déficit de sommeil réparateur pour éponger leur niveau de fatigue. En cause, un besoin d’évacuer le trop plein de frustration, colère ou autres sentiments négatifs accumulés durant la journée.

Voilà pour les explications théoriques, mais en pratique, comment vaincre la procrastination nocturne, qu’elle ait ou non un élément de revanche? Dédié à la problématique de la procrastination dans son ensemble, le site Solving Procrastination propose quelques pistes.

Premier problème à traiter: votre routine nocturne, qui se doit d’être la plus apaisante possible, ce qui implique d’accomplir vos occupations quotidiennes le plus longtemps possible avant l’heure désirée du coucher. Autres conseils?

  1. Eviter les activités trop stimulantes avant d’aller dormir (sport intense, films et séries palpitants…);
  2. Eliminer alcool/caféine/tabac dans les heures qui précèdent le coucher;
  3. Adapter le contenu de votre assiette (pas de nourriture trop lourde ou épicée au repas du soir);
  4. Rendre votre lit, et par extension, votre chambre, les plus accueillants et confortables possibles;
  5. Définir une routine du sommeil, en allant vous coucher tous les jours aux alentours de la même heure.


Autre conseil important en ces temps de télétravail généralisé: dans la mesure du possible, réserver votre chambre uniquement aux moments de repos ou de câlins sous la couette. Et pour retrouver la liste complète de conseils, rendez-vous ici.

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