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Enfants en primaire - Getty

Un enfant de 6 ans sur sept n’était pas prêt pour la transition vers l’enseignement primaire

Manon de Meersman

Un enfant de six ans sur sept n’était pas prêt pour la transition vers l’enseignement primaire au début de cette année scolaire. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par les Éditions Érasme auprès des enseignants de la troisième classe de maternelle.

C’est dans ce cadre que les Éditions Érasme lancent aujourd’hui les « Bases d’apprentissages », une nouvelle norme pour la lecture, l’apprentissage et les cahiers d’exercices des tout-petits. Tous les matériels d’apprentissage à domicile et en classe qui préparent les tout-petits en jouant à une transition en douceur vers la première année scolaire recevront le nouveau label. « Pourquoi nous concentrons-nous de manière quasi obsessionnelle sur les objectifs pédagogiques à atteindre et les socles de compétences ? On devrait se poser la question de ce dont les enfants ont besoin dès le départ pour pouvoir bien se développer», s’interroge Barbara Vangheluwe, CEO des Éditions Érasme.

Donner la même chance à toutes et tous

Maintenant que deux mois de la nouvelle année scolaire sont passés, les enseignants de la première année remarquent qu’un enfant sur sept n’était en fait pas prêt à commencer l’école primaire. Selon quatre enseignants de maternelle sur dix (44 %), ce nombre d’enfants qui ne sont pas prêts pour l’école augmente chaque année, comme le révèle une enquête menée par les Éditions Érasme auprès de 60 enseignants de la troisième classe de maternelle. Et pourtant, en moyenne environ 300 enfants de cinq ans redoublent déjà la troisième classe de maternelle et plus de 2800 enfants de six ans redoublent la première classe de l’enseignement primaire, selon les derniers chiffres disponibles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’une des principales raisons : tous les enfants ne commencent pas leur carrière scolaire sur un pied d’égalité.

C’est pourquoi les Éditions Érasme, qui fournissent du matériel didactique à environ 3000 écoles maternelles et primaires en Wallonie, lancent un nouveau concept: les ‘Bases d’apprentissages’, qui devraient ainsi permettre à tous les enfants de cinq et six ans de commencer l’école primaire sur les mêmes bases, en jouant et avec une attention pour leur santé mentale.

Avec le lancement des « Bases d’apprentissages », nous voulons amener les enfants sur la même ligne de départ au début de l’enseignement primaire, que ce soit au niveau émotionnel, social, moteur ou intellectuel »,

explique Barbara Vangheluwe, CEO des Éditions Érasme. « Cela est nécessaire, car notre population devient de plus en plus diversifiée et les enfants sont souvent étiquetés avec un certain trouble ou une déficience, et ce dès la maternelle, s’ils ne répondent pas à la norme. Nous ne voulons pas non plus forcer les enfants à apprendre. Ils doivent se sentir bien pendant le processus de croissance et aimer apprendre. Ceci est crucial pour la réussite (d’apprentissage). »

S’appuyer davantage sur les connaissances de la psycho de l’enfant

Avec le label « Bases d’apprentissages », les Éditions Érasme créent une norme d’évaluation des matériels scolaires, de lecture et d’apprentissage afin de préparer efficacement les enfants à l’école primaire. Contrairement aux socles de compétences, le label ne se concentre pas sur l’obtention de résultats, d’accomplissements et de scores, mais plutôt sur les connaissances de la psychologie de l’enfant qui permettent aux enfants d’atteindre un certain niveau de manière ludique. 6 critères – penser et apprendre, bouger, créer des liens, l’autonomie, la proactivité et des connexions rassurantes – ont ainsi été établis afin de déterminer si un livre (scolaire) contribue à l’objectif fixé.

Ce label a été pensé pour être appliqué aussi bien à l’école qu’à la maison. « Je constate de plus en plus que la pression sur les parents, mais surtout sur le personnel des crèches et des maternelles, augmente pour préparer les enfants à l’enseignement primaire, explique Barbara Vangheluwe. Les parents s’attendent de plus en plus à ce que tout soit enseigné en classe. À la maison, ils ont de moins en moins de temps pour apprendre de manière ludique à leurs enfants à compter ou à lire. Les enfants qui ne peuvent pas suivre sont immédiatement exclus. Surtout en termes de compétences en lecture et en écriture, il existe d’énormes différences entre les enfants de six ans. Le label « Bases d’apprentissages » offre une référence, un point d’appui : les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire peuvent se mettre au travail à la maison ou en classe, avec leur maman ou papa, leur institutrice ou leur enseignant, et atteindre les objectifs de développement de manière saine et efficace. De cette façon, ils seront prêts pour la première année dans tous les domaines. »

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