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© OYAMA, JAPAN - JULY 28: Masomah Ali Zada of Team EOR rides during the Women's Individual time trial on day five of the Tokyo 2020 Olympic Games at Fuji International Speedway on July 28, 2021 in Oyama, Shizuoka, Japan. (Photo by Tim de Waele/Getty Images)

Masomah Ali Zada, l’athlète olympique qui rend espoir aux Afghanes

Kathleen Wuyard

Alors qu’en Afghanistan, l’avenir des femmes s’annonce sombre avec le retrait des troupes de la coalition, aux JO de Tokyo, l’incroyable parcours de Masomah Ali Zada offre une lueur d’espoir.


Du haut de ses 25 ans, celle qui est aujourd’hui étudiante en génie civil en France après avoir quitté son pays natal, est devenue la première femme à représenter l’Afghanistan en cyclisme aux Jeux Olympiques. Une anecdote parmi tant d’autres dans une édition qui a également vu les gymnastes allemandes défier le justaucorps rikiki et le skateboard pris d’assaut par des championnes prépubères? Oui et non, car la participation de Masomah Ali Zada est tout sauf anecdotique, le vélo ayant été interdit aux femmes par les Talibans.

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Au micro de France Info, l’entraîneur de Masomah Ali Zada raconte un environnement fait de « jets de pierre, insultes, harcèlement et menaces de mort des Talibans » envers celle qui a découvert le vélo à l’âge de 8 ans lorsque sa famille a brièvement quitté l’Afghanistan pour l’Iran afin de fuir la persécution de la minorité chiite Hazara à laquelle ils appartiennent.

Masomah Ali Zada, une championne inspirante


Et si, de retour au pays, le talent de Masomah Ali Zada lui vaut d’intégrer l’équipe nationale féminine dès ses 16 ans, le danger qu’elle encourt à chaque coup de pédale et la menace d’un mariage forcé la poussent finalement à demander l’asile en France en 2016. Dans un entretien accordé au journaliste Louis Faure pour le Dauphiné, la jeune femme fait part aujourd’hui de sa « grande fierté d’être la première cycliste afghane mais aussi la première réfugiée en France à participer aux JO ». Et de déclarer après l’épreuve de ce 28 juillet qui l’a vue terminer 25e:

Peu importe la place à laquelle j’ai terminé. J’ai donné un peu d’espoir aux réfugiés en leur montrant que les rêves peuvent devenir réalité » – Masomah Ali Zada.


Prochain rêve pour l’athlète afghane? Décrocher son diplôme. Et peut-être, lors des prochains JO, marcher dans les traces de Rohulla Nikpai, médaillée de bronze en taekwondo aux Jeux de 2012 et première médaille olympique de l’Afghanistan…

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