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Caraïbes © Juancho Torres/Anadolu Agency via Getty Images

Cette communauté autochtone est forcée de quitter son île face à la montée des eaux

Ana Michelot
Ana Michelot Journaliste

La communauté Guna vit sur l’île de Gardi Sugdub depuis plus de 100 ans aux abords du Panama. Mais en raison de la montée du niveau de la mer due aux changements climatiques, les habitants de l’île vont devoir l’abandonner.

L’élévation du niveau de la mer est une des conséquences du réchauffement climatiques et des changements environnementaux qui l’accompagnent. Cette montée des eaux a des conséquences concrètes sur certaines populations comme la communauté Guna. Ce peuple autochtone vit depuis plus de 100 ans dans plusieurs îles de l’archipel des San Blas dans les Caraïbes au large du Panama. Parmi eux, 1200 personnes vivant sur l’île de Gardi Sugdub, vont être contraints d’abandonner leurs maisons. En effet, les inondations sont de plus en plus fréquentes et dévastatrices sur l’île, forçant ses habitants à déménager sur le continent. Comme le rapporte le Wall Street Journal, ils seront les premiers résidents d’Amérique latine à être déplacés par le gouvernement en raison de la montée de la mer qui menace leur île.

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Lorsque la marée monte, l’eau pénètre dans certaines maisons et les gens doivent déplacer leurs affaires vers des terrains plus élevés. Les enseignants et les élèves doivent porter des bottes en caoutchouc pour traverser l’eau jusqu’aux salles de classe.

explique Pragnaben Mohan, professeur d’informatique à l’école primaire locale au journal. L’île de Gardi Sugdub ne serait pas la seule en danger, selon les experts, un grand nombre des 39 îles qui composent l’archipel des San Blas pourraient disparaître sous les eaux d’ici 2050. « Sur la base des prévisions actuelles d’élévation du niveau de la mer, il est presque certain que dans les 20 prochaines années, les Guna devront commencer à quitter ces îles, et d’ici la fin du siècle, la plupart devront probablement être abandonnées », affirme Steven Paton, directeur du programme de surveillance au Smithsonian Tropical Research Institute. Le Wall Street Journal rapporte que le déménagement de ces 1200 personnes issue de la communauté Guna s’effectuera l’année prochaine. 

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