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© Caring young Asian mother holding crying little daughter on lap, embracing and comforting her

Il est temps de changer la manière dont on réagit aux bébés qui pleurent en public

Kathleen Wuyard

« Les enfants, c’est merveilleux ». Enfin, sauf quand ils pleurent de manière bruyante et aiguë en public et qu’on est juste à côté hein? Hein?! Peut-être, mais n’en déplaise à nos tympans, il est grand temps de réagir différemment, pour les bébés mais surtout pour leurs mamans.


Mais si enfin, vous savez, ces mamans à qui vous faites des regards noirs, comme si c’était de leur faute si leur mini-humain avait un gros chagrin dont il est encore incapable à cet âge de verbaliser la cause autrement que par des sanglots déchirants. Comme si, aussi, elles-mêmes n’avaient pas d’oreilles et ne réalisaient pas que leur bébé fait un bruit de sirène d’alarme. Comme si, en prime, elles avaient besoin en plus de la fatigue inhérente aux jeunes parents et aux tympans aussi malmenés que les vôtres de ressentir la honte infligée par vos regards courroucés. Enfin, on dit « vos », « nos » seraient plus honnêtes, car qui n’a jamais réagi de manière tout sauf aimable aux pleurs d’un bébé à proximité?

C’est bien ce qu’il nous semblait. Sauf qu’ainsi que le rappelle sur son compte Instagram l’autrice de « Ceci est notre post-partum » Ilana Weizman, « que ce soit clair, celles et ceux qui se plaignent des cris et pleurs des bébés ou enfants n’importe où dans l’espace public et préféreraient un monde gommé de marmots bruyants, vous ne valez pas mieux que les personnes qui ne veulent pas voir une mère allaiter en dehors de son domicile ». Et bim.

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Certes, ainsi qu’en concède celle dont le livre a contribué à lever le tabou autour du post-partum, « le son d’un enfant qui crise n’est pas particulièrement agréable ». Ceci étant, c’est là leur (presque) seule manière de communiquer à cet âge. Mais aussi et surtout,

Souhaiter les faire disparaître de l’espace public, c’est souhaiter la même chose pour les mères, majoritairement responsables de la charge parentale ».


Autrement dit, chaque réaction courroucée ou « blagounette » suscitée par les pleurs en public est discriminante envers des femmes qui, rappelle Ilana Weizman, « n’ont pas besoin de votre jugement pour se sentir mal. Elles culpabilisent déjà assez vis-à-vis des regards extérieurs, en plus de culpabiliser de ne pas parvenir à calmer leur enfant ». Avant d’inviter les rageux à « faire preuve d’empathie plutôt que d’en rajouter ». Une injonction ayant trouvé écho auprès de plus de 5.600 personnes au moment d’écrire ces lignes, les commentaires oscillant entre témoignages de mères ayant vécu ces critiques en public et assurances que « jamais plus jamais » l’un ou l’autre ne jetterait de regards noirs. Parce qu’après tout, offrir un sourire à la place, c’est une manière facile de « faire sa BA féministe du jour » souligne Ilana. Ah!

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