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Pourquoi il est important de différencier honte et culpabilité

Justine Rossius

Vous associez culpabilité et honte? Pour votre santé mentale, il est pourtant essentiel de faire la différence entre ces deux termes.

« La culpabilité a une fonction, contrairement à la honte » nous explique Nathalie Colleaux, psychothérapeute. « La honte n’est pas constructive. C’est un jugement envers soi-même qui n’amène pas vers un changement. La honte définit la personne, elle la coince, là où la culpabilité a une fonction d’apprentissage: on se sent coupable car on se rend compte qu’on a fait du tort à quelqu’un. »

Dans le podcast « Catherine La Psy », l’experte en psychologie explique que la culpabilité est une émotion qui nous dit ceci: ‘J’ai besoin de réhabiliter mes valeurs, j’ai fait quelque chose qui ne correspond pas à mes valeurs ». Elle est un signal que notre corps nous envoie pour nous aider à être plus heureux·se et mieux dans nos baskets. Et de rappeler que « notre système nerveux est fait pour ressentir de la culpabilité. Car nos émotions servent à nous parler d’un changement d’état nécessaire qu’on a à mener. » Elle est donc nécessaire : soit pour réparer soit pour noter qu’il ne faudrait pas reproduire l’acte. La culpabilité porte sur nos actions là où la honte porte sur notre personne.

Mais pourquoi est-ce si important de parvenir à faire la différence ?

« Car souvent, quand on ne fait pas la dissociation, on s’arrête trop tôt dans le cheminement » explique Nathalie Colleaux. « On se sent mal parce qu’on a fait du tort à quelqu’un mais on s’arrête là. Au mieux, on s’excuse, ce qui constitue la seconde étape. » Mais quid de la dernière ? « La dernière étape consiste à se demander ce qu’on peut faire pour que cette situation ne se reproduise plus. Il faut parvenir à répondre à plusieurs questions comme : pourquoi ai-je fait ça ? Est-ce que j’étais en train de répondre à une peur personnelle ? A une chose que je n’ose pas dire ? Quelles étaient mes intentions inconscientes ? En trouvant des éléments de réponse à ces questions, on évite de reproduire les mêmes schémas. » Rester dans la honte n’est donc jamais constructif : il faut embrasser son sentiment de culpabilité pour évoluer et devenir une meilleure personne. C’est la fonction même de ce sentiment !

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