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Margaux De Ré dénonce le harcèlement des femmes politiques sur les réseaux sociaux

Pour la Liégeoise Margaux De Ré, Députée à Bruxelles depuis les dernières élections, les réseaux sociaux sont un moyen privilégié de garder le contact avec son électorat, mais aussi de défendre les causes qui lui sont chères. Malheureusement, c’est également un terrain de jeu de choix pour les haters, qui s’en donnent à coeur joie, ainsi que le dénonce la jeune élue Ecolo.

C’est sur son compte Instagram que Margaux De Ré a choisi de raconter « l’histoire pas très drôle » qui lui arrive, et qu’elle a décidé malgré tout de partager car elle sait ne pas être la seule dans le cas, loin de là. Et de raconter avoir toujours été une grande utilisatrice des réseaux sociaux, au point d’en faire son métier, et avoir un compte Twitter depuis au moins dix ans, bien avant son élection en 2019. Une élection qui a pourtant tout changé.

Depuis que j’occupe ce mandat pour Ecolo, j’ai davantage assumé mes engagements en faveur de l’égalité femmes-hommes et contre le racisme et les discriminations. Et depuis, les réseaux sociaux sont devenus un enfer ».

La faute à des réponses parfois très violentes à certaines publications (« c’est le jeu, même si je regrette parfois la manière »), mais aussi des attaques incessantes sur sa légitimité, son intelligence ainsi que son physique.

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? Retour de congé avec le besoin de vider mon sac de cet été avant la reprise?? Et full soutien à toutes les personnes victimes de ces pratiques violentes. Protégez-vous, et exigez qu’on vous aide. Parce que ce n’est pas normal de devoir supporter seule d’être la cible d’une société malade qui ne sait plus mener un débat sans violence. En espérant que la justice et les plateformes finissent pas réaliser l’importance de s’occuper de ces questions. C’est fondamental pour le débat démocratique. En tous cas je continue de suivre ces sujets au Parlement. . . . . #harcelement #sexisme #stopviolence #stopviolenceagainstwomen #politique #womeninpolitics #politiquebelge #begov #troll #raid #femme

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Margaux De Ré, victime de harcèlement sexiste

« Moche » et « conne », Margaux De Ré? On passera sur les basses critiques de son physique, qui sont non seulement parfaitement infondées, mais aussi sans rapport aucun avec son intellect, raison pour laquelle elle a été élue: rédactrice-en-chef du magazine étudiant de l’ULiège durant ses études et cofondatrice de la start-up à succès NextRide, Margaux est tout sauf une idiote. N’en déplaise à ceux qui utilisent des faux comptes pour la cribler d’attaques, et souligner notamment le fait qu’elle aurait eu son poste uniquement grâce au « copinage », car il est évidemment impensable qu’une femme, relativement jeune qui plus est, puisse obtenir un poste important sur base de ses capacités.

Clou du « spectacle »? Un faux compte Twitter au nom de Margaux De Raie (cette finesse…) dont la bio la renseigne comme étant une « débilo-ecolo » qui « est arrivée là, je ne sais pas comment ». Sans oublier la personne malveillante qui a trouvé les coordonnées privées de Margaux sur Google, rappel glaçant de l’individu qui s’était introduit chez elle l’année dernière. Autant d’attaques pour lesquelles l’élue bruxelloise rappelle ne pas avoir signé.

On a salué l’arrivée de jeunes et de femmes en politique, mais quelle place est-ce qu’on leur donne? Quel cadre « safe » est-ce qu’on leur garantit? La parité ne sera jamais atteinte si une femme jeune qui s’engage doit consacrer son énergie à se protéger elle-même et à justifier sa présence continuellement ».

Et Margaux d’apporter son « full soutien à toutes les personnes victimes de ces pratiques violentes. Protégez-vous, et exigez qu’on vous aide. Parce que ce n’est pas normal de devoir supporter seule d’être la cible d’une société malade qui ne sait plus mener un débat sans violence. En espérant que la justice et les plateformes finissent pas réaliser l’importance de s’occuper de ces questions. C’est fondamental pour le débat démocratique. En tous cas je continue de suivre ces sujets au Parlement ». Parce qu’il faut plus que quelques insultes en ligne pour la faire taire.

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