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©Sous les figues d'Erige Sehiri

ON A VU : « Sous les figues », un film plein de poésie sur le sentiment amoureux

Ana Michelot
Ana Michelot Journaliste

Le film tunisien « Sous les figues » nous plonge dans le quotidien d’un petit groupe de travailleurs dont le métier est de récolter des figues. Sous les arbres fruitiers, on suit leurs histoires d’amour, leurs peines de cœur, leurs espoirs et leurs rêves.

Après « La voie normale », un documentaire qui suivait le quotidien des cheminots tunisiens, la réalisatrice Erige Sehiri signe ici son premier long-métrage de fiction. « Sous les figues » porte bien son nom puisqu’il est presque un huis clos en plein air où chacun des personnages évolue dans le verger où ils travaillent tous. Certains ont l’âge d’être des étudiants, d’autres sont grand-mères. Tout ce petit monde vit au rythme de la cueillette et cohabite parfois difficilement, mais le plus souvent avec bienveillance. 

On y découvre les sentiments que certains nourrissent envers d’autres: l’amour fou, la jalousie, l’amitié…Le film regorge d’intrigues amoureuses, avec une toile de fond bien plus profonde qui dénonce des problèmes de société comme les conditions de travail très dures de ces personnes, leurs salaires bien trop maigres, mais aussi la façon dont les femmes sont traitées et le courage qu’il leur faut pour se rebeller face aux hommes. On assiste au clivage des générations, mais surtout à la fougue d’une jeunesse pleine de vie.

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Le résumé

« Au milieu des figuiers, pendant la récolte estivale, de jeunes femmes et hommes cultivent de nouveaux sentiments, se courtisent, tentent de se comprendre, nouent – et fuient – des relations plus profondes », décrit le synopsis officiel du film qui a remporté le Bayard d’or du meilleur film au FIFF de Namur, le Tanit d’argent au festival de Carthage et a été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Sans oublier, qu’il représentera la Tunisie dans la course au meilleur film étranger aux Oscars 2023.

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Pourquoi on a aimé ?

Pour la réalisation qui nous fait parfois confondre fiction et documentaire. On se surprend à se rappeler que l’histoire n’est pas réelle et que les personnages jouent un scénario tellement ils sont vrais. Une impression renforcée par un choix fort de la réalisatrice, celui de travailler avec des acteurs non-professionnels, qui sont de vrais habitants de la région. Il était important pour elle, qu’ils parlent dans leur dialecte, celui de la région et que ce film mette en lumière leurs existences, leurs préoccupations. 

Mais ce qui nous a particulièrement marqué, c’est le mélange troublant entre la poésie qui infuse du film, la représentation du sentiment amoureux aussi belle que multiple, et les faits de société qui sont montrés. La réalisatrice le décrit mieux que personne dans une interview pour le média « Ici Beyrouth » : « Ce n’est pas un film d’idéologie, mais il regorge de détails sur la société. Les spectateurs ont ressenti la même émotion au même moment, en particulier à la fin du film, probablement parce que c’est à ce moment-là qu’ils réalisent que le film n’a pas d’ambition de discours. Il s’agit juste de cette sensation d’avoir passé une journée avec des hommes et des femmes qu’on aime et qu’on ne veut pas voir partir. » Cette scène qui clôture le film est, en effet, le clap de fin parfait à ce long-métrage lumineux.

Où le voir ?

Le film sortira le 14 décembre prochain dans sept villes francophones de Belgique : à Bruxelles dans les cinémas Vendôme, Aventure et Stockel, à Namur au cinéma Grignoux, à Liège au cinéma Grignoux, à Stavelot, à Jodoigne, à Habay-la-neuve et à Rixensart. Pour ceux qui voudraient découvrir le film avant tout le monde, la réalisatrice sera présente les 8 et 9 décembre pour présenter le film, à Liège et à Bruxelles, en avant-première dans le cadre du festival Cinémamed.

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