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Notre avis sur le dernier Sophie Kinsella - DR Flair Book Club

FLAIR BOOK CLUB: bilan en demi-teinte pour le dernier Sophie Kinsella

Kathleen Wuyard

Quand on a reçu le dernier roman de Sophie Kinsella, « La vie rêvée d’Ava », c’est avec plaisir qu’on s’est empressées de le lire... Et malheureusement, nos attentes n’ont pas entièrement été comblées.

Ultra prolifique, l’auteure de la saga de « L’accro au shopping » régale ses fans de publications régulières, et à l’image de notre Amélie Nothomb nationale, Sophie Kinsella sort presque un nouveau roman par an. Un régal, pour celles et ceux qui attendent chaque nouvelle sortie avec impatience. Mais aussi un rythme trop soutenu, qui risque sur la durée d’impacter la qualité de ses écrits? On n’irait pas jusqu’à porter une accusation aussi forte, mais disons que « La vie rêvée d’Ava » ne nous a pas autant séduites que les autres romans de celle qui publie aussi sous le pseudonyme de Madeline Wickham.

Le résumé

C’est décidé, Ava arrête le dating en ligne. Après beaucoup trop de rencards désastreux, elle ne se fiera plus qu’au seul algorithme qui vaille : son instinct.
Et que lui dit son instinct dans cet atelier d’écriture auquel elle s’est inscrite sur un coup de tête ? Que ce bel inconnu assis non loin d’elle pourrait bien être l’homme de sa vie. D’ailleurs ils n’ont que des points communs, et entre eux tout est parfait.

Ou presque. Car Matt vit avec des colocs geeks dans un appartement à la déco étrange; il est constamment accaparé par sa famille ; il est affublé d’une ex encombrante ; pire, il ne supporte pas l’autre mâle de la vie d’Ava, Harold, son chien.

Aïe. Peut-on aimer quelqu’un mais détester son mode de vie ? Faut-il faire des concessions ? Jusqu’à quel point ? À trop rêver sa vie, Ava ne risque-t-elle pas de se perdre en route ?

Et en 3 mots-clés?

#couple

#compromis

#dating

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Pourquoi on est mitigées

Déjà, mais il s’agit ici d’un reproche qui ne concerne que celles et ceux qui ont lu plus d’un Sophie Kinsella au gré des années, le fil rouge de l’histoire ressemble un peu trop à celui qui traverse tous ses romans récents, à l’image de « Samantha, bonne à rien faire » ou « À charge de revanche », au demeurant tous deux très réussis et distrayants. Soit, le désormais traditionnel « jeune femme légèrement paumée et attachiante cherche un sens à sa vie et finit par le trouver ainsi que l’amour et un happy end« . Rien de mal à ça, nous direz-vous, voire même, la garantie d’une bonne dose de détente à chaque nouvelle sortie, mais ici, la sauce prend moins bien que dans ses autres romans.

Loin de nous l’idée de poser un jugement de valeur injuste, et a priori injustifié, en disant que c’est parce que l’auteure britannique s’essouffle, mais plutôt parce que tout qui a été en couple un jour ressentira une forme de malaise à la lecture de « La vie rêvée d’Ava ».

Vous pensiez que votre belle-mère était un dragon sorti tout droit de l’enfer? Celle d’Ava est pire. Vous essayez tant bien que mal d’expliquer l’importance de la communication à votre partenaire? Ava aussi mais elle pourrait tout aussi bien parler au mur. Et ne nous lancez pas sur la plaie du dating ultime, pire encore que de devoir faire semblant de s’intéresser à des passe-temps qui nous donnent envie de bâiller jusqu’à ce que mort s’ensuive: sortir avec quelqu’un qui n’apprécie pas l’animal de notre vie. OH HELL NO. Et pourtant, malgré tout ça, et en tirant vraiment (vraiiiiiiment) sur la corde des contraires qui s’attirent ainsi qu’en installant quelques solutions magiques de dernière minute, Ava, et surtout Sophie Kinsella, veulent nous faire croire qu’il est possible que tout soit bien qui finisse bien pour ce couple. Pardon, mais non.

À qui ça va plaire

Aux indécrottables romantiques, qui auront la joie de voir leur conviction la plus intime confirmée: oui, l’amour conquiert vraiment tout. Aux fans de Sophie Kinsella, qui ne manqueront pas de savourer l’opportunité d’avoir un nouveau roman de sa plume à se mettre sous la dent. De manière un peu plus triste, peut-être, à celles et ceux qui sont coincés dans une relation pas super équilibrée et y verront une validation de leur volonté de rester.

Cela risque aussi de plaire aux lectrices et lecteurs qui n’aiment rien tant que de se faire leur propre avis sur un roman qui n’a pas séduit la critique, vous peut-être? Si vous le lisez et que votre avis diverge, partagez-le nous, on se fera un plaisir de le lire! Et d’ici là, comment vous dire qu’on trépigne en attendant que Belfond, éditeur des livres de Sophie Kinsella en français, sorte son dernier opus, « The Party Crasher »?

« La vie rêvée d’Ava », Sophie Kinsella, 429 pages, Belfond, 21€, plus d’infos ici.

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