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ON A VU: « Les Intranquilles », récit d’un couple en crise face à la bipolarité

Dans « Les Intranquilles », le réalisateur belge Joachim Lafosse raconte l’histoire d’un couple en crise. Damien (Damien Bonnard) souffre de troubles bipolaires et son comportement affecte son épouse, Leïla (Leïla Bekhti) et leur fils, Amine.

Le pitch? Damien et Leïla, parents d’un petit garçon prénommé Amine, s’aiment profondément. Elle restaure des meubles, il peint, presque frénétiquement.

© Fabrizio Maltese

Parce que Damien déborde d’énergie, parce qu’il est incapable de se reposer, de poser ses pinceaux, ou de quitter ses fourneaux. Damien est bipolaire et refuse sciemment de prendre ses médicaments, par peur qu’ils l’anesthésient complètement, qu’ils entachent sa folie créatrice à quelques semaines de sa prochaine exposition…

Leïla, quant à elle, est perdue, impuissante face aux excès de son mari qui mettent parfois en danger la sécurité de son fils. Elle vit dans l’angoisse permanente d’une nouvelle crise, d’un nouveau séjour en hôpital psychiatrique. A tel point qu’ils en viennent à se demander si l’amour qu’ils se portent suffira à surmonter cette crise existentielle?

© Fabrizio Maltese

Ce qu’on a aimé

Dans ce 9ème long-métrage, Joachim Lafosse nous glisse dans l’intimité d’un couple en crise. Pas besoin de longs discours pour comprendre ce que traverse ce couple. Le réalisateur belge traque chaque mimique, chaque expression de ses acteurs pour nous transmettre leurs sentiments avec une justesse folle.

Damien Bonnard, révélé dans « Les Misérables », de Ladj Ly, est, une fois de plus, incroyable et plus que convaincant dans le rôle de cet homme pris dans un tourbillon d’émotions qu’il semble incapable de gérer.

Leïla Bekthi, quant à elle, est désarmante dans le rôle de cette épouse, de cette mère, épuisée, qui a oublié la femme qu’elle était.

© Fabrizio Maltese

Ce qu’on a moins aimé

Si « Les Intranquilles » dépeint avec beaucoup de réalisme le quotidien d’un couple sur le point d’exploser et aborde, sous tous les angles, les conséquences, parfois dramatiques, des troubles bipolaires, on pourrait, tout de même, reprocher au film de manquer de rythme.

Le récit est cyclique et, pendant deux heures, le·la spectateur·trice peut avoir le sentiment de tourner en rond. Le long-métrage manque, selon nous, de rebondissements et la fin nous a clairement laissé·e·s sur notre faim.

« Les Intranquilles », de Joachim Lafosse, en salles dès le 6 octobre.

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