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© Feminist rally organized by "Osez Le Féminisme" for the right to abortion in the United States after the adoption of laws restricting abortion in several states, and for the right to abortion in the rest of the world, in Lyon, France, on June 5, 2019. (Photo by Nicolas Liponne/NurPhoto via Getty Images)

Monaco s’apprête à autoriser l’avortement… à l’étranger

Kathleen Wuyard

Malgré le Bal du même nom qui a fait sa renommée, tout n’est pas tout rose sur le rocher de Monaco, où l’avortement est toujours interdit par la loi. Plus pour longtemps? Oui et non: la nouvelle loi dépénaliserait l’IVG, mais à condition d’avorter à l’étranger.


À l’heure actuelle, l’interruption volontaire de grossesse est toujours interdite à Monaco, avec des sanctions allant de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement (plus 9 à 18 000 euros d’amende) pour les femmes qui y ont recours malgré tout. À condition de parvenir à trouver un médecin monégasque qui accepte de la pratiquer: ces derniers risquent en effet entre cinq et dix ans de prison en cas d’avortement pratiqué par leurs soins. Un règlement aussi répressif que rétrograde, qui devrait bientôt disparaître sur le Rocher. Mais cela ne veut pas dire qu’y avorter deviendra un jeu d’enfant pour autant.

Un petit pas pour les droits des femmes


En effet, si le gouvernement princier a annoncé s’apprêter à modifier la loi relative à l’IVG dans un communiqué ce lundi 5 août, il s’agit simplement de la dépénalisation de son avortement, et non de son autorisation. Autrement dit, les femmes monégasques pourront avorter, si toutefois elles ont recours à l’IVG avant la fin de leur douzième semaine de grossesse et, surtout, si elles se font avorter ailleurs qu’à Monaco. Les médecins monégasques qui se risqueraient à pratiquer un avortement seraient, eux, toujours passibles d’une peine de prison. Un petit pas pour les droits des femmes, donc, dans une Principauté qui a la foi chevillée au corps, et où religion et avortement ne font pas bon ménage.

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