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TCA - Getty

Selon une étude, Instagram nous exposerait à des contenus pro-TCA

Manon de Meersman

Fairplay, association pour le bien-être numérique des enfants, a mené une étude sur les contenus véhiculés sur les réseaux sociaux. Résultat: les publications valorisant les TCA – les Troubles du Comportement Alimentaire – pullulent sur Instagram.

Selon les résultats de cette étude, ce sont près de 20 millions d’utilisateurs·trices d’Instagram qui seraient « alimenté·e·s par des contenus de la bulle pro-Troubles du Comportement Alimentaire. »

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D’après Meta, le groupe qui possède Instagram, Instagram comptait en 2020 1,386 milliards d’utilisateurs·trices actifs·ves mensuels, parmi lesquel·le·s plus de la moitié appartient à la tranche des 15-24 ans. Le rapport est parti d’une centaine de comptes publics vantent explicitement les TCA pour finalement arriver à épingler un réseau de plus de 88.000 comptes du genre, comptes qui comptabilisent près de 20 millions d’abonné·e·s au total.

Un algorithme qui sème la confusion

Le gros problème? Les suggestions Instagram, qui sont étudiées pour correspondre exactement à ce que l’on recherche sur le réseau social, parfois de manière insidieuse. L’algorithme semble dès lors constituer le premier souci dans cette inondation de contenus pro-TCA. C’est pourquoi Fairplay évoque l’idée de mettre en place des freins autour de cet algorithme, pour que ce type de publications soit restreint. Buzzfeed a alors interpellé Meta sur ce qui empêche Instagram d’instaurer un tel dispositif de protection. Liza Crenshaw, porte-parole du groupe, a expliqué que « des rapports comme celui-ci [de Fairplay] comprennent souvent à tort que la suppression complète du contenu lié au parcours de personnes vivant avec des TCA ou guéries peut exacerber les moments difficiles et couper les gens de la communauté, explique-t-elle.

Les experts et les organisations de sécurité nous ont dit qu’il était important de trouver un équilibre et de permettre aux gens de partager leurs histoires personnelles tout en supprimant tout contenu qui encourage ou favorise les troubles de l’alimentation.

Revient alors sur le devant de la table la question du réseau social comme exutoire et celle de la liberté d’expression. Mais à quel prix?

Source: Madmoizelle

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