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Les conseils d’un psy pour travailler régulièrement son estime de soi

Dans son best-seller “Imparfaits, libres et heureux ”, le psychiatre Christophe André donne plusieurs pistes pour améliorer son estime de soi lorsque celle-ci est trop faible. Des conseils à appliquer régulièrement, pour ‘muscler’ son amour propre !


 

Rester conscient


« Souvent, nous ne nous rendons même pas compte de nos réticences à l’acceptation de soi : nos réflexes de crispation ou de dissimulation nous paraissent normaux et nous finissons même par ne plus y prêter attention. La première étape (douloureuse) consiste à en prendre conscience. Chaque fois que nous nous agaçons face à un contretemps, chaque fois que nous nous justifions face à une remarque, chaque fois que nous nous énervons face à un échec. Prendre conscience de ce qui se passe en nous : en général, nous sommes en train de nous dire ‘non’ ».

 

Dire oui


« S’entraîner à dire simplement oui dans sa tête. À reconnaitre que les choses ne se passent pas comme je le souhaite et l’accepter. Se dire : ‘oui c’est comme ça même si ça m’ennuie. La première et la meilleure des choses à faire, c’est d’abord d’accepter que cela soit comme  ça’. Ne pas tenter, pas tout de suite en tout cas, d’éviter : de nier, de minimiser, de se justifier. »

Demeurer dans la situation présente


« Ne pas partir dans des ruminations d’injustice ou de préjudice. Ne pas se noyer en soi-même. Ne pas exagérer, ne pas dramatiser, revenir dans le contexte de la situation et se dégager de ses peurs. En général, derrière le refus de ses limites et de ses échecs, il y a la peur, bien sûr : peur de la médiocrité (à ses yeux) et de l’étiquette de la médiocrité (aux yeux des autres). Le but de l’acceptation de soi est de nous permettre de retourner vers la réalité de la situation. On peut, pour s’aider, utiliser des petites phrases de protection : ‘prend soin de toi’, ‘pas de double peine’, etc.

 

Travailler à accepter l’idée du pire, ce qui n’est pas le souhaiter ni s’y résigner


« Et même si nécessaire, aller jusqu’au bout du bout, dérouler le scénario complet de ses peurs, échec total, rejet complet… Comme dans les troubles anxieux sévères, l’intérêt des exercices de contemplation du ‘pire qui puisse nous arriver’ est grand : de quoi ai-je peur ? Quel est le risque ? Et au pire ? Un peu comme les anciens recommandaient de contempler des images de mort pour devenir plus fort non pas face à la mort mais face à la peur de la mort. (…) Pour aider dans de tels exercices, la méditation est un bon outil. »

 

Lire aussi : 3 bonnes raisons de commencer sa journée par une séance de méditation.

Accepter aussi le passé


« Il faut éviter de se noyer dans la glu du passé, à laquelle nos souffrances tendent à nous faire revenir, par le biais des regrets ou des rancunes. Si notre passé s’impose à nous au travers des événements du présent, si les émotions d’autrefois reviennent comme des fantômes insistants, c’est parce que nous ne l’avons pas accepté. Lorsqu’on dit qu’on a fait la paix avec son passé, cela ne signifie pas qu’on a réussi à l’oublier : on sait aujourd’hui que notre cerveau n’oublie rien. Alors autant ‘nettoyer’ les souvenirs douloureux de leur charge émotionnelle, en travaillant sur eux de la même manière que sur nos peurs (…). Les observer et noter leur impact sur nous de façon durable jusqu’à extinction du trop-plein d’émotions désagréables. Si l’un de nos parents nous a violenté, ou les deux, il est nécessaire de pouvoir se ‘repasser le film’ sans trembler, ni pleurer ni être parcouru de colère. »

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