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Un magazine people se moque de la cellulite de « Kate Molle », et juste, non

Kate Moss épinglée pour sa cellulite - Getty Images
Kate Moss épinglée pour sa cellulite - Getty Images

L’été, c’est la saison où on ressort le rosé, les barbecues, le maillot… Et les complexes qui vont avec. Car si le mouvement « body positive » gagne en popularité depuis quelques années, le bodyshaming n’a malheureusement pas disparu pour autant, la preuve avec une photo-légende publiée récemment dans « Public » et moquant la cellulite de « Kate Molle ».

Oui, « Kate Molle », petit surnom facile trouvé pour la mannequin qui a posé pour les plus grands, qui continue de faire la couverture des magazines de mode les plus prestigieux à 46 ans, et qui, c’est important de le préciser, flotte dans un petit 36. Seulement voilà, même si Stromae chantait qu’il « n’y a que Kate Moss qui est éternelle », la belle est tout de même une simple mortelle, ce qui veut dire que comme la grande majorité des femmes, la mannequin britannique n’est pas épargnée par la cellulite. Et ouais. C’est pénible, on aimerait pouvoir la lisser avec ces crèmes qui nous ruinent, mais la cellulite n’épargne (presque) aucune femme, qu’elles soient rondes ou maigres.

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Et pas Kate Moss non plus, donc, ce que « Public » a cru bon de souligner par le biais d’une photo-légende qui passe mal. Titrée « Kate Moss très détendue », la légende souligne comment l’icône a « perdu un peu de sa superbe, forcément » à 46 ans (jeunisme, +10), « comme on peut le constater en regardant ses cuisses ». Bodyshaming, +1000, mais le coup de grâce arrive:

« Sans une once de mauvaise foi, on pourrait même dire que désormais, il faudrait l’appeler Kate Molle ».

Sans une once de mauvaise foi, peut-être, mais avec un humour qui passe mal, certains internautes, dont Gurvan Kristanadjadja, journaliste pour « Libé », ayant choisi d’épingler la publication sur Twitter pour mieux souligner sa muflerie. Car c’est bien de ça qu’il s’agit ici: si une Chrissy Teigen affichant fièrement ses vergetures ou une Katie Holmes montrant les stigmates de la grossesse qu’elle porte toujours sur le ventre peuvent avoir un côté ultra décomplexant, il n’en va pas de même quand la star est épinglée à son insu et raillée qui plus est.

Mise en lumière malveillante

D’autant plus que rien ne dit que Kate Moss n’a pas simplement été victime d’une lumière peu flatteuse. Il y a après tout une raison pour laquelle on préfère prendre nos selfies baignées d’une lumière dorée légèrement tamisée, qu’on soit célèbres ou non, plutôt que de s’immortaliser en plein soleil ou sous la lumière d’un néon. Victime d’une paparazzade qui avait fait un gros plan sur son derrière « plein de cellulite » il y a quelques années, Kim Kardashian avait dénoncé la pratique, et été jusqu’à accuser certains paparazzi de retoucher malicieusement les clichés pour ajouter des imperfections aux stars et vendre leurs photos plus cher.

Pour sa part, Ireland Baldwin, fille d’Alec Baldwin et de Kim Basinger, a publié sur son compte Instagram il y a quelques jours deux clichés pris par des paparazzis sous des angles et luminosités différentes, afin de montrer la différence que cela pouvait avoir sur la représentation. Et d’ajouter que de toute façon, « oui, je suis pâle comme un linge, je n’ai pas de tablettes de chocolat et j’ai de la cellulite et je m’en fous ». Une attitude décomplexée qu’on aimerait toutes pouvoir assumer, mais si même Kate se fait traiter de molle, c’est pas gagné.

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