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Trump étale son racisme en invitant 4 élues US à « rentrer dans leurs pays »

WASHINGTON, DC - JULY 12: Rep. Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY) (C) confers with U.S. Rep. Rashida Tlaib, (D-MI) (2nd R) and Rep. Ayanna S. Pressley (D-MA) (R) during a House Oversight and Reform Committee hearing on "The Trump Administration's Child Separation Policy: Substantiated Allegations of Mistreatment." July 12, 2019 in Washington, DC. The hearing comes just ahead of a planned multiday Immigration and Customs Enforcement (ICE) operation to arrest thousands of undocumented immigrant families in several cities across the U.S. (Photo by Win McNamee/Getty Images)

Donald Trump n’en loupe décidément pas une, surtout quand il s’agit d’étaler son mépris envers les minorités. Dernier exemple en date? Son « invitation » à 4 élues américaines, sommées par le locataire de la Maison Blanche de « rentrer dans leur pays ». Parce que forcément, quand on n’a pas la peau blanche, on n’est pas Américain, tout le monde sait ça. Ou pas.

Déjà dans la bouche d’un enfant en pleine cour de récré, un petit « rentre chez toi » envoyé à un camarade de classe à la peau plus foncée que lui, c’est minable. Mais bon, on se dit qu’il est petit, qu’il ne sait pas ce qu’il raconte, qu’il faut mieux l’éduquer pour qu’il évite de le répéter. Dans la bouche du président des Etats-Unis, par contre, tant vu son âge que son niveau de pouvoir, c’est aussi incompréhensible qu’inadmissible. Et pourtant: il vient bien d’inviter 4 élues du parti démocrate à rentrer chez elles. Dans son viseur, Alexandria Ocasio-Cortez (New-York), Ilhan Omar (Minnesota), Rashida Tlaib (Michigan) et Ayanna S. Pressley (Massachussets). Et sa remarque est d’autant plus stupide qu’à part Ilhan Omar, originaire de Somalie, les 3 autres politiciennes qu’il a insultées sont tout aussi Américaines que lui.

À l’origine de la nouvelle sortie de route de Trump, la tension entre Nancy Pelosi, la speaker du Congrès, et les 4 jeunes démocrates, ces dernières ayant critiqué à répétition d’autres membres du parti démocrate (et leur conservatisme) sur les réseaux sociaux. « Vous avez un problème? Vous venez m’en parler. Mais ne vous attendez pas à pouvoir tweeter impunément au sujet de nos membres ». Le président, lui, s’est malheureusement arrogé il y a longtemps le droit de tweeter impunément, et il n’a pas manqué de se mêler de la polémique avec l’irrespect qui le caractérise.

Pourquoi est-ce qu’elles ne rentrent pas dans leur pays s’occuper de la situation catastrophique et de l’épidémie de crimes sur place? Après, elles peuvent revenir ici et nous montrer comment elles ont fait »

Un message qui passe (très) très mal, le sénateur démocrate Cory Booker, candidat à la présidentielle, et lui-même Afro-américain, ayant notamment souligné que « nous avons entendu ces messages toute notre vie, et maintenant, on les entend même de la bouche du président ». Nancy Pelosi, elle, s’est empressée de remettre Donald Trump à sa place, affirmant que « quand il a dit qu’il voulait « Make America Great Again », ce qu’il sous-entendait, c’était « Make America White Again », la rendre blanche ».

Dans un tweet bien senti, Alexandria Ocasio-Cortez a quant à elle rappelé au président que « le pays « d’où je viens », c’est les Etats-Unis. Mais vu comme vous avez détruit notre frontière avec des camps inhumains, tout en empochant des bénéfices, vous avez raison de parler de la corruption qui le ravage ».

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