Home Lifestyle Société La contraception sera bientôt gratuite pour les femmes belges à faible revenu

La contraception sera bientôt gratuite pour les femmes belges à faible revenu

Alors que la dépénalisation de l’avortement est prisonnière d’une prise d’otages politique, bonne nouvelle tout de même pour les droits reproducteurs des femmes belges: la Commission de la santé de la Chambre a approuvé à l’unanimité un projet de loi visant à rendre la contraception gratuite pour les femmes bénéficiant d’une allocation majorée.

Concrètement, la proposition de loi, faite conjointement par Ecolo-Groen et le CD&V, vise à étendre le remboursement de la contraception à toutes les femmes bénéficiant d’une allocation majorée. Des tarifs préférentiels de remboursement auxquels seules les femmes de moins de 25 ans ont accès à l’heure actuelle, ce qui représente un frein à la contraception selon Ecolo et Groen.

Le corps des femmes en otage

« Nous avons remarqué que ce remboursement contribue à réduire le nombre de grossesses non désirées chez les jeunes femmes, en particulier lorsqu’elles utilisent un DIU », explique Els Van Hoof, députée CD&V. Approuvé à l’unanimité à la Chambre, le projet de loi doit toutefois encore être validé en commission plénière avant d’être officiellement adopté. Et si cette avancée est plus que réjouissante, elle ne suffit pas à masquer le malaise suscité par la prise en otage de la dépénalisation de l’avortement.

Dépénalisation dans laquelle le CD&V se range cette fois du côté de la N-VA, les deux partis flamands estimant que la loi avortement est un « point de rupture » dans la formation d’un gouvernement fédéral. « Je peux vous dire que si des partis donnent le feu vert à une loi que je trouve scandaleuse, ce sera compliqué de faire comme si de rien n’était avec eux le lendemain » a ainsi déclaré Bart De Wever lors d’une interview accordée à la VRT ce samedi 11 juillet. Pour rappel, les libéraux, socialistes, les verts et le PTB se sont tous mis d’accord sur une proposition d’assouplissement de la loi, qui dépénaliserait totalement l’IVG en Belgique, réduirait le délai de réflexion obligatoire à 48h seulement et autoriserait les interruptions volontaires de grossesse jusqu’à 18 semaines. « On parle d’une vie qui n’est pas encore née et de la protection de la femme car les balises pénales disparaissent si quelque chose ne se passe pas comme il faut. On doit savoir que pour nous c’est un dossier crucial » a martelé Joachim Coens, président du CD&V, lors d’une séance plénière de la Chambre début juillet durant laquelle le parti a obtenu de consulter le Conseil d’Etat sur de nouveaux amendements.

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