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FAUT QU’ON PARLE: du plastique dans les océans qui tue les animaux marins

L’image de la tortue avec une paille en plastique coincée dans le nez a beau nous avoir ému et révolté, la situation depuis 2015 est intacte voire pire, les ravages du plastique sont alarmants. Ce 8 juin marque la journée mondiale des océans, l’occasion de rappeler l’urgence qu’il y a d’agir.

Il y a les exemples

La tortue et sa paille coincée dans le nez est loin d’être le seul événement tragique causé par la présence du plastique dans les océans. Le jeudi 7 juin 2018, on apprenait le décès d’une baleine retrouvée à la frontière entre la Thaïlande et la Malaisie avec plus de 8 kg de plastique dans le ventre. En avril dernier, c’était un cachalot échoué en Espagne avec 29 kg de plastique dans l’estomac qui émouvait la toile. En mars dernier à Bali, c’était les images d’un plongeur dans un océan de plastique que le monde découvrait. On pourrait continuer de citer des exemples encore et encore mais à quoi cela servirait-il? A chaque triste nouvelle, c’est le même procédé, les images font le tour du monde, la terre s’émeut et puis… plus rien. Enfin si, il y a les associations de défense de l’environnement qui à coup de campagnes chocs cherchent à nous sensibiliser et nous faire agir. Sea Sherped dévoilant des photos d’animaux marins étouffant dans des sacs en plastique en avril dernier, Greenpeace laissait une fausse baleine échouée sur les quais de la Seine à Paris en juillet 2017, en Belgique, des artistes déposaient en mai dernier un faux cachalot échoué sur une plage. Le but de toutes ces campagnes est toujours identique: informer, sensibiliser et pousser à l’action.

Il y a les chiffres

Au delà des exemples, il y a les chiffres qui eux aussi devraient nous interpeller.

  • 150 millions de tonnes, c’est la quantité de plastique présente dans les océans selon un rapport de The New Plastics Economy. Si rien ne change ce chiffre pourrait augmenter jusqu’à 750 millions de tonnes.
  • Un continent de plastique s’est formé dans l’océan Pacifique, il serait 3 fois plus grand que la France.
  • En 2050, si rien ne change on retrouvera plus de plastique dans les océans que de poisson selon une étude de la fondation Ellen McArthur et du Forum économique mondial,
  • 1 million d’oiseaux de mer et 100 000 mammifères marins meurent chaque année à cause des déchets plastiques.

Il y a les conséquences

Notre consommation de plastique tue les animaux marins mais si ça continue, elle va aussi nous tuer. C’est en effet, tout notre écosystème qui est menacé. Car, les océans, ce n’est pas juste un endroit où des animaux vivent et où des humains pêchent et se baignent. Les océans fournissent 70% de l’oxygène que nous utilisons pour vivre. Ce n’est pas tout, l’océan absorbe 2,2 milliards de tonnes de CO2 par an (non, il n’y a pas que les arbres). Autant vous dire que si l’océan n’est plus qu’une masse de plastique, il va y avoir un sérieux problème pour la survie de l’homme.

Alors quand va-t-on se réveiller?

La situation devient tellement préoccupante que la Commission européenne a (enfin) décidé d’agir. Ce 29 mai dernier, elle a proposé une série de mesures pour réduire notre utilisation d’objets à usage unique en plastique comme les cotons-tiges, couverts de pique-nique, ballons d’anniversaire, paille… Concernant ces dernières, McDonalds vient d’ailleurs d’annoncer qu’il n’en utiliserait plus en Belgique. Mais sérieusement a-t-on vraiment besoin qu’on nous interdise ou retire des produits pour qu’on arrête de les consommer? Certes, il y a les habitudes mais la situation n’est-elle pas assez urgente pour se discipliner un tout petit peu et changer au moins quelques gestes? Est-ce que c’est vraiment compliqué d’emporter une gourde à la place d’acheter tous les jours une bouteille en plastique? Est-ce que c’est si compliqué de mettre un sac en coton dans sa voiture ou dans son sac à main pour aller faire les courses? Est-ce que c’est si compliqué de prendre une boite à tartine à la place d’emballer son lunch dans du filme plastique? Ce sont certes des réflexes à mettre en place mais la plupart des gens qui disent ne pas y arriver n’ont bien souvent même pas essayé. On ne deviendra pas zéro déchet du jour au lendemain mais si chacun à son échelle mettait déjà en place quelques mécanismes pour réduire sa consommation de plastique on avancerait pour mettre un terme à ce fléau! Au final, ce n’est rien d’autre que notre devoir en tant que citoyen de faire en sorte d’offrir à ses enfants et petits-enfants un monde où il fait bon de vivre.

Heureusement, tout n’est pas noir

Mais parce que ce n’est pas notre genre de voir tout noir, il ne faudrait pas oublier de mentionner que de plus en plus d’initiatives voient le jour afin de lutter contre l’usage du plastique. Par exemple, en Belgique, Fanny et Manuela ont créé le mouvement « What about Waste« . Leur mission? Convaincre les restaurants belges de remplacer leurs pailles jetables par des pailles en inox. A Amsterdam, c’est un supermarché 0% plastique qui a ouvert et ce n’est sans mentionner l’explosion des magasins en vrac qui ouvrent un peu partout!

Pour réduire votre consommation, voici quelques idées: 

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