Home Culture Flair Book Club: « L’envol », le roman qui pousse à se réinventer

Flair Book Club: « L’envol », le roman qui pousse à se réinventer

Nous sommes le 27 juillet 2014. Chaque année, à la même date, Barnabé Quills réunit les habitants du petit village de Black pour une grande fête. Sauf que, cet été-là, l’événement va prendre une tournure toute particulière… 

Le résumé

Les gens dansent, avalent leur coupe de champagne d’une traite et ne remarquent pas que Théa Vogue s’apprête à commettre l’irréparable. Alors que la fête bat son plein, l’adolescente retire ses escarpins et se met à courir jusqu’au bord de la falaise. Lorsqu’elle décide de sauter du précipice, tous les yeux sont braqués sur elle. Mais, il est trop tard. Personne n’a sauvé Théa, personne n’a su réparer son âme blessée.

Tout ce qu’il reste à faire, c’est comprendre. Comprendre les raisons qui l’ont poussée à se jeter dans le vide. Pour élucider ce mystère, il faut remonter quatre ans plus tôt. A travers les lettres que sa mère lui a écrites, le journal intime de Théa, on découvre les liens qui unissent la petite communauté de Black que l’on voit évoluer, année après année, en ce fameux jour du 27 juillet.

Pourquoi on a aimé?

Parce que, sur fond de mystère, ce roman parle surtout d’amour. Après tout, quel autre motif pourrait nous pousser à sauter dans le vide, à tout quitter? Il y a l’amour qu’on a perdu pour toujours, celui qui ne reviendra pas, l’amour qu’on est incapable de donner, l’amour qu’on attend, en vain, de recevoir, l’amour qu’on n’arrive pas à exprimer, par timidité, par lâcheté. Il y a l’amour qu’on réprime, celui qui est enfoui au plus profond de nous et qu’on n’empêche d’exister par crainte de réveiller les douleurs du passé. Ces blessures que rien, ni personne n’a pu panser. A travers des personnages imparfaits, mais tellement attendrissants,  Alia Cardyn, dont on avait déjà adoré le précédent roman (« Le choix d’une vie »), parvient à véhiculer des messages forts, à susciter des questionnements qui nous tourmentent encore, même une fois le livre refermé. Ce qu’on retiendra de cette histoire, sans vous en dévoiler le dénouement inattendu, c’est qu’il n’est jamais trop tard. Jamais trop tard pour recommencer à zéro, pour s’offrir un nouveau départ, pour se réinventer, pour insuffler un nouveau souffle à son existence. Et, surtout, il n’est jamais trop tard pour aimer.

Lire le prologue et le premier chapitre.

« L’envol », par Alia Cardyn (éd. Charleston). 

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