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Athena - ©Netflix

ON A VU: « Athena », le film sur une cité française qui enflamme Netflix

Manon de Meersman

Dans le top 10 des oeuvres les plus matées sur Netflix en ce moment, en deuxième position, on retrouve « Athena », un film coup de poing sur l’embrasement d’une cité française.

Signé Romain Gavras, « Athena » a été présenté à la Mostra de Venise et promet un véritable film poignant. L’histoire? « Quelques heures après la mort tragique de leur plus jeune frère dans des circonstances inexpliquées, la vie de la famille restante est bouleversée. La fratrie se retrouve rapidement dans un chaos qu’elle a du mal à surmonter. »

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Des images superbes, mais...

Le film s’ouvre avec un plan-séquence plutôt incroyable. Longue d’une dizaine de minutes, cette scène d’entrée a de quoi nous plonger directement dans l’ambiance, très sombre, du long-métrage. L’esthétique est au rendez-vous; cette ouverture a de quoi ébahir, tant les actions s’enchaînent avec une précision millimétrée. Un balais de jeunes déchaînés, en colère et prêts à tout casser nous est présenté, et on comprend très vite que les protagonistes qui composeront le film auront la capacité de nous mettre mal à l’aise plus d’une fois. Le jeu d’acteur est bon – voire excellent pour certains -, les images sont belles, on rentre dedans, mais, il y a un mais... Le scénario sonne un peu vide, et ce, malgré une mise en scène très bonne.

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En effet, la situation de départ nous présente l’embrasement d’une cité française, et... C’est tout. Ce sont ensuite des cocktails molotov qui flambent et des altercations entre la police et les jeunes de banlieue qui finissent par donner, à tort, du relief au film. L’action est au coeur du long-métrage... Un peu trop? Sûrement. On s’en prend plein les yeux, mais uniquement par le biais d’un show pyrotechnique dont l’histoire sous-jacente manque de profondeur. En tant que spectateur, bien qu’immergé totalement dans cette rébellion de banlieue, flirtant dangereusement avec la guerre – et les clichés? -, on a du mal à comprendre où on va.

Le dénouement n’en reste pas moins intéressant, mais la déception est au rendez-vous, le manque d’attachement aux différents personnages se faisant très fort ressentir. De plus, nous regrettons l’absence de représentation féminine à l’écran. Dans cette banlieue, les femmes n’existent pas, dirait-on. Or, dans cette lutte contre les violences policières, elles jouent également un rôle important. Le seul rôle féminin que l’on côtoie, c’est la mère des trois frères, représentée uniquement par la mention « maman » sur un téléphone qui sonne...

En conclusion « Athena » s’impose comme une oeuvre qui galvanise le téléspectateur grâce à un visuel qui en jette uniquement: la caméra et la grandiosité des images l’emportent malheureusement sur le contenu réel qui se cache derrière l’histoire, celle-ci étant reléguée au second plan car manquant de matière. Dommage!

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