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ON A VU : « DAHMER », la série Netflix qui retrace les atrocités commises par le tueur en série

Ana Michelot
Ana Michelot Journaliste

Véritable phénomène Netflix, la mini-série « DAHMER-Monstre : l’histoire de Jeffrey Dahmer » retrace à travers dix épisodes, le parcours sordide du tueur en série le plus célèbre des Etats-Unis. Le show montre également les discriminations et les inégalités présentes dans la société américaine à l’époque, qui ont permis à Dahmer de perpétuer ces meurtres pendant si longtemps.

La mini-série qui retrace l’histoire du serial-killer américain Jeffrey Dahmer s’est placée en numéro 1 du classement des programmes les plus vus de Netflix dès sa sortie et comptabilise désormais 196,2 millions d’heures visionnées selon « Deadline ». Co-réalisé par Ryan Murphy à qui l’on doit « Ratched » ou encore « American Horror Story », le show met en scène l’acteur Evan Peters dans le rôle de Jeffrey Dahmer un homme qui a tué 17 jeunes hommes entre 1978 et 1991 aux Etats-Unis. Mais l’horreur ne s’arrête pas là, Jeffrey Dahmer droguait ses victimes avant de se livrer à des expériences sur eux, tentant par des lobotomies ratées de les transformer en « zombies ». Des tentatives qui ont toujours échouées et après lesquelles il finissait par tuer et démembrer ses victimes. Des actes de barbarie qu’il immortalisait lui-même avec son appareil photo, des images qui seront ensuite retrouvées à son domicile lors de la perquisition. Chez lui, les policiers retrouveront divers outils de bricolage, marteaux, scies, perceuses, mais aussi une cuve remplie d’acide avec laquelle il pouvait dissoudre les corps. Jeffrey Dahmer a admis lui-même avoir abusé sexuellement de ses victimes une fois droguées et de s’être également livré à des actes cannibales. 

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Si la série est dans la catégorie +18 ans de Netflix, la série ne montre pas explicitement la violence et l’ignominie de ces agissements, mais maintient tout de même une tension angoissante dès que ce dernier apparaît à l’écran sous les traits d’Evan Peters. Mais la série ne se concentre pas seulement sur les meurtres puisqu’elle s’intéresse également aux victimes comme Tony Hughes, un jeune homme sourd qui se lie d’amitié avec Jeffrey Dahmer au point de devenir son petit ami avant que celui-ci ne le tue. Caractérisé par sa joie de vivre et sa profonde gentillesse, Tony Hughes est un des personnages marquants de la série, tout comme Konerak Sinthasomphone, un jeune homme de 14 ans que Jeffrey Dahmer avait attiré chez lui en lui proposant de poser devant son objectif pour 50 dollars, un mode opératoire que le tueur répétait très souvent. Malgré la drogue qui endort son organisme et les actes de tortures subis, le garçon parvient à s’enfuir, avant que la police ne le ramène chez Jeffrey Dahmer qui prétend que cet enfant est son petit ami. L’homophobie étant encore très généralisée à l’époque, les policiers n’osent même pas entrer dans l’appartement quand Jeffrey Dahmer affirme qu’ils « s’amusent juste entre gays ». Une scène qui montre bien les failles du système judiciaire à l’époque. Le personnage de Glenda Cleveland, la voisine du tueur qui alerte de nombreuses fois les forces de l’ordre après avoir entendu des cris, des bruits d’outils en pleine nuit et surtout senti l’odeur de putréfaction à travers les grilles d’aération, illustre à quel point Jeffrey Dahmer aurait pu être arrêté avant.

Le résumé

« Niecy Nash, primée aux Emmys, interprète avec brio Glenda Cleveland, une voisine qui se bat pour la justice dans « DAHMER – MONSTRE : L’HISTOIRE DE JEFFREY DAHMER », explique Netflix. Entre 1978 et 1991, Jeffrey Dahmer (incarné par Evan Peters) a sauvagement assassiné 17 innocents. Dépeignant ces crimes odieux, la série se penche sur les victimes défavorisées et leurs communautés impactées par le racisme systémique. Elle s’intéresse aussi aux défaillances institutionnelles et policières qui ont permis à l’un des tueurs en série les plus notoires des États-Unis de poursuivre sa folie meurtrière en toute impunité pendant plus de 10 ans. Richard Jenkins, Molly Ringwald, Michael Learned, Penelope Ann Miller et Dyllón Burnside sont également à l’affiche. »

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Notre avis

Si la série remonte jusqu’à l’enfance de Dahmer, sa situation familiale compliquée ou encore son adolescence difficile jusqu’à son procès et sa vie en prison, le show est loin d’être une série qui cherche à trouver une cause à la folie meurtrière de Jeffrey Dahmer : « On est tentés d’essayer de comprendre et de savoir définitivement pourquoi quelqu’un comme Jeffrey Dahmer est ce qu’il est. Ou l’était. On ne connaîtra jamais la raison de ses actes. C’est une vérité désagréable, mais il faut l’accepter », déclare un des protagonistes dans le dernier épisode.

À l’inverse, la série vise à montrer que le racisme qui régnait à l’époque a permis à Dahmer de s’en tirer de nombreuses fois. En effet, le tueur cible principalement des jeunes hommes racisés, et lorsque leurs familles viennent signaler leurs disparitions, elles ne sont pas prises au sérieux, les policiers mentionnent même des bagarres entre gangs. Même ceux qui réussissent à survivre après une entrevue avec Dahmer ne sont pas crus, tout comme Glenda Cleveland, la voisine afro-américaine qui appellera des dizaines de fois la police sans que ces derniers ne se déplacent. 

La série s’appelle « l’histoire de Jeffrey Dahmer », mais ce n’est pas que lui et son histoire. Ce sont les répercussions, la société. C’est comment la société et notre système ont échoué à l’arrêter plusieurs fois, à cause du racisme, de l’homophobie. C’est juste une histoire tragique qui a affecté tout le monde et ils ont pu voir leur version de l’histoire racontée. L’histoire de Jeffrey Dahmer couvre bien plus de choses que juste ce qu’il a fait.

affirme le comédien Evan Peters dans une vidéo diffusée par Netflix. De notre côté, on est justement bluffée par le jeu d’acteur de ce dernier pour jouer un tel personnage. La série nous tétanise par son atmosphère ultra-angoissante et lorsqu’Evan Peters apparaît à l’écran, on oublie presque que ce n’est pas lui le vrai Jeffrey Dahmer. Une performance spectaculaire nourrie par de nombreuses heures de travail puisque l’acteur a confié avoir pu écouter des enregistrements judiciaires du tueur et lu plusieurs rapports de police afin de pouvoir adopter sa manière de parler et son ton. On vous conseille la série si vous aimez les affaires policières et les récits d’histoires vraies. Seul avertissement : il est préférable de ne pas regarder la série en mangeant ou avant d’aller dormir. 

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