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Flair Book Club: « Le Club Aeogolius », quand « Twilight » rencontre « Sherlock Holmes »

Kathleen Wuyard

Dans le Londres victorien, enquête, passion interdite et mystérieux Club Aegolius se mêlent dans un délicieux mariage de « Sherlock Holmes » et « Twilight », si passionnant qu’on l’a dévoré en un week-end seulement malgré ses 560 pages.

Le résumé


Angleterre, 1892. Après avoir quitté son Yorkshire natal pour suivre des études à Oxford, James Norbury, un jeune et timide aspirant poète, décide de s’installer à Londres, où il fait une rencontre qui va bouleverser sa vie. Une nuit, il disparait sans laisser de trace. Ébranlée, sa sœur Charlotte quitte le manoir familial, bien déterminée à le retrouver.

Dans la ville lugubre qui l’accueille, elle découvre un monde secret et à la marge, peuplé de personnages et de créatures: une ancienne funambule devenue justicière; des gamins des rues à l’âme ancienne; le glaçant «Docteur Couteau», et bien d’autres encore.

La réponse â la disparition de James semble se trouver derrière les portes d’une mystérieuse institution : le club Aegolius, dont les membres incluent les dandys et gentlemen les plus dangereux d’Angleterre… Accompagnée d’un duo de chasseurs hors du commun et d’un millionnaire américain, Charlotte réussira-t-elle à sauver son frère d’un mal dont elle ne parvient pas elle-même à comprendre les diaboliques mécanismes et les terribles conséquences?

Et en 3 mots-clés?


#enquête #vampires et #Londres

Pourquoi on a aimé


Entre univers mystérieux, plongée dans le passé (et la bonne société de l’époque), enquête, vampires et même une romance LGBT interdite, le tout sur fond du bouillonnement de Londres, « Le Club Aegolius » aurait plutôt carrément tout pour plaire. D’autant plus que son auteure, Lauren Owen, a mis son Master en littérature victorienne de l’Université d’Oxford (excusez du peu) à bon usage, se servant de son expertise de l’époque pour rédiger son récit dans une langue qui réussit le pari osé de nous transporter entièrement dans l’époque sans pour autant être pesante ou présenter un frein à la fluidité de lecture.

Si la taille imposante du livre peut potentiellement décourager celles et ceux qui ne parviennent qu’à grappiller un quart d’heure de lecture par-ci ou par-là, ce serait dommage de ne pas se plonger dans « Le Club Aegolius » pour autant: on est happés dès les premières pages, le rythme ne s’essouffle pas et, fait rare, Lauren Owen arrive à laisser la porte ouverte à une suite éventuelle sans que ce soit téléphoné. Dernier élément qui a achevé de nous faire chavirer? Impossible de ne pas imaginer Robert Pattinson (époque actuelle plutôt que « Twilight », pour le coup) dans le rôle de James… De quoi donner envie de tourner les pages encore plus vite.

À qui ça va plaire?


À un grand panel de papivores, soit: les mordus d’Histoire, les fans d’exofictions intelligentes, celles et ceux qui se passionnent pour les vampires, les inconditionnel·le·s de Londres, les passionné·e·s d’enquêtes bien ficelées… Vous l’aurez compris, sous ses faux airs de roman « de niche », « Le Club Aegolius » est en réalité très grand public, dans le meilleur sens du terme, et est typiquement le genre de livre qu’on peut glisser dans sa valise avant de partir avec son mec et son neveu ou sa nièce de 15 ans et se retrouver à lire tous les trois avec autant d’enthousiasme.

Bon à savoir si vous ne voulez pas porter 560 pages à bout de bras sur votre transat: le roman existe aussi en version numérique.

“Le Club Aegolius”, Actes Sud, 25 euros, 560 pages. Plus d’infos sur le site de l’éditeur.

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