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© Instagram @ocasio2018

ELLE NOUS INSPIRE: Alexandria Ocasio-Cortez, l’ex-serveuse de 28 ans, devenue nouvelle star des opposants à Trump

Barbara Wesoly

C’est l’histoire d’une réussite de rêve, comme seule l’Amérique semble pouvoir en créer. Encore barmaid il y a deux ans, Alexandria Ocasio-Cortez vient de remporter les primaires démocrates d’un district New-Yorkais, face à un adversaire élu depuis 20 ans. Et devrait rentrer à la chambre des représentants cet hiver.


Alexandria Ocasio-Cortez a tout de la représentation parfaite du slogan de campagne de Barack Obama, « Yes we can ». And, yes, she did it! Fille d’immigrés portoricains installés dans le Bronx, cette jeune latino de 28 ans ne se destinait pas à devenir le nouvel espoir d’une Amérique progressiste et sociale. Encore serveuse dans un bar il y a seulement deux ans, elle a osé se présenter à la tête de la 14ème circonscription New-Yorkaise face à Joseph Crowley, un vétéran du parti démocrate de deux fois son âge et élu depuis 20 ans. Et l’a battu avec 57% des voix.

Jeune, latino et pauvre


Après avoir étudié l’économie et les relations internationales à l’Université de Boston, Alexandria est rentrée à New York travailler comme barmaid pour soutenir financièrement sa mère, son père étant décédé d’un cancer des poumons. Avant de finalement intégrer en 2016 l’équipe de Bernie Sanders, l’opposant d’Hillary Clinton à la primaire démocrate. Puis de se présenter à la primaire de son district New-Yorkais.

Cette campagne reposait sur un message très simple de dignité économique, sociale, et raciale pour les travailleurs américains, surtout ceux dans le Queens et le Bronx


Alexandria est à mille lieues des profils standards de l’establishment politique américain, étant une femme, jeune, latino, inexpérimentée et issue d’un milieu défavorisé. Mais son programme lui, est aussi courageux qu’humain, teinté de maturité et d’engagement. Elle y milite pour un accès aux études supérieures pour tous, pour un système de santé universel et l’abolition du contrôle des frontières.

Des paroles mais aussi des actes


Des principes que la jeune femme ne se contente pas de défendre avec des discours bien formulés. En effet, pas question pour elle d’accepter l’argent des lobbys et des multinationales pour financer sa campagne. Elle leur a préféré le porte-à-porte, les meetings, les discussions avec les habitants des quartiers concernés et les petits dons de ses supporters. Sa campagne n’aura ainsi coûté que 300.000 dollars, bien loin des 1,5 million dépensés par son adversaire. Un budget minimal qui ne l’aura pourtant pas empêché de remporter le scrutin.

Un démocrate qui accepte de l’argent de grandes sociétés, qui ne vit pas ici, n’envoie pas ses enfants dans nos écoles, ne boit pas notre eau ou ne respire pas notre air ne peut pas nous représenter


New York étant majoritairement démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez devrait battre sans difficulté son opposant républicain et intégrer la Chambre des représentants lors des élections qui se dérouleront le 6 novembre prochain. « Les femmes comme moi ne sont pas censées se présenter », affirmait-elle dans une de ses vidéos de campagne.

C’est sans doute vrai. Mais heureusement qu’elles le font.

On continue de suivre cette étoile montante au sein des adversaires de Donald Trump, via son compte Instagram:


 

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