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Sanaa - ©TF1

The Voice Kids: les confidences de Sanaa à propos de sa maladie

Manon de Meersman

Ce dimanche 9 octobre, « Sept à huit » accueillait sur son plateau Sanaa, la jeune fille de 14 ans repérée dans « The Voice Kids France », atteinte du syndrome d’Ehlers Danlos, une maladie génétique rare dont elle souffre depuis sa naissance.

« The Voice Kids » s’est terminé ce samedi 8 octobre avec la victoire de Raynaud, petit garçon de 11 ans. À ses côtés en finale, on retrouve Sanaa, qui avait séduit les juges avec une interprétation de la chanson « Ne me jugez pas » de Camille Lellouche. Un choix loin d’être anodin, puisque la jeune fille a été diagnostiquée du syndrome d’Ehlers Danlos, une maladie des os, à l’âge de 8 ans. « Je ne veux pas qu’on me juge par rapport à ma maladie, mais qu’on juge mon talent et qu’on voit qui je suis vraiment » avait-elle déclaré.

Cette chanson de Camille Lellouche a une grande place pour moi aujourd’hui parce que c’est l’histoire d’une personne qui dit : ‘Mais, vous ne voyez pas ce que j’ai donc pourquoi vous portez un jugement en fait ? Vous ne me connaissez pas vraiment.’

a-t-elle déclaré. « Et dans ma vie j’ai beaucoup été critiquée et jugée pour ma maladie parce qu’elle est invisible. Quand on me voyait, on disait : ‘Mais non, elle est pas malade. C’est de la comédie, c’est pas possible ! Elle fait ça pour rater les cours, c’est pas si grave que ça...' » a confié la jeune fille de l’équipe de Louane à Audrey Crespo-Mara sur TF1.

Des difficultés au quotidien

Sanaa a confié combien certaines tâches du quotidien sont difficiles.  « Écrire, c’est très douloureux pour moi. Ça me fait très mal à la main. Je ne peux pas faire de sport, à part la natation. Le sport nécessite des appuis et je peux facilement me faire mal [...] Je n’ai pas beaucoup d’équilibre, donc je dois faire attention quand je marche, à la route, par exemple, s’il y a des creux, je ne vais pas forcément voir le creux. Je tombe, je me foule la cheville, ce sont des fractures à répétitions. J’ai souvent dû aller à l’hôpital, avoir des plâtres, des attelles pour un peu toutes les parties du corps à la maison. »

Sanaa souhaite faire de sa maladie une force, sachant que cette dernière l’accompagnera toute sa vie. « Je ne peux pas la voir comme une faiblesse. Je suis obligée d’apprendre à vivre avec. Et même s’il y a des côtés négatifs, je me suis dit que, justement, ça fait partie de moi. Je dois l’accepter. Autant en faire une force plutôt que de mal le vivre. »

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