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© Gynecological chair in gynecological room.

Pour décourager l’avortement, le Missouri impose un examen vaginal traumatisant

Kathleen Wuyard

Il semblerait que chaque jour apporte un nouveau recul effrayant des droits de l’avortement aux Etats-Unis. Dernier en date, le double examen vaginal imposé avant l’IVG au Missouri, aussi traumatisant pour les soignants que les patientes.


On ne le dira jamais assez, et visiblement, nos lointains cousins d’Amérique refusent de l’entendre, mais « l’avortement de confort », la petite IVG vite fait sans réfléchir et sans souffrir, n’existe pas. Il y a la complexité de la décision, le trauma de la procédure, auquel s’ajoute parfois aussi une conception dans la violence, issue d’un viol par exemple. Au Missouri, les femmes qui traversent tout ça et choisissent d’interrompre leur grossesse doivent également désormais se soumettre à un double examen vaginal que dénoncent en bloc les médecins de cet Etat ultra conservateur. Interrogée par The Cut, l’une d’entre elles, la gynécologue Colleen McNicholas, n’hésite d’ailleurs pas à le comparer à une agression sexuelle.

Pour l’expliquer de manière simple, concrètement, on a l’impression d’être utilisés par l’Etat comme complices d’une agression sexuelle. C’est absolument traumatisant, pour les soignants, mais aussi et surtout pour les patientes.


Avant de pouvoir avorter, ces dernières doivent en effet subir un double examen vaginal. Une procédure aussi invasive qu’inutile, que la gynécologue Amy Addante a dénoncé dans une série de tweets devenus viraux, soulignant que « devoir pratiquer cet examen m’a brisée en tant que médecin ».

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Et le Docteur McNicholas de surenchérir, soulignant que « l’insertion de doigts et d’instruments dans le vagin d’une patiente sous couvert de consentement informé ne nous procure aucune information utile pour aider les patientes à faire un choix informé quant à l’interruption de leur grossesse ».

 

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Si le Missouri n’a pas encore suivi le (mauvais) exemple d’autres Etats qui ont fait passer des lois récemment visant à interdire l’IVG, il adopte toutefois une tactique plus sournoise, en multipliant les obstacles qui séparent les femmes de l’avortement. Examens invasifs, couverture médicale limitée, obligation de faire au moins deux visites espacées de minimum 3 jours à la clinique… On est loin des conditions qui entourent l’interruption volontaire de grossesse en Belgique, et il est difficile d’imaginer que des mesures si rétrogrades puissent être mises en place dans le pays qui était il y a peu encore considéré comme le bastion de la démocratie. Raison de plus de défendre nos droits bec et ongle, car ils ne sont visiblement jamais acquis, et de soutenir le combat des Américaines pour leurs droits, par exemple, en soutenant le National Network of Abortion Funds, et en dénonçant sans relâche les injustices dont elles sont victimes.

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