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Nous ingérons 260 grammes de plastique par an

Laurane

Et ce sans même nous en rendre compte. C’est ce qui ressort d’un rapport de l’Université de Newcastle commandé par la WWF.


Manger 5 grammes de plastique par semaine, l’air de rien. Voilà à quoi est confronté notre corps au quotidien à chaque fois qu’il avale ou qu’il respire. Ces données sont le résultat d’un rapport qui a compilé 50 études sur l’ingestion des êtres humains. Et on en a mal à l’estomac.

Cette quantité de plastique provient de micropièces et de particules présentes dans l’air ou dans nos aliments. Le rapport affirme que nous en ingérons 5 grammes par semaine, soit 260 grammes par an. Comme le précise l’AFP, des chercheurs avaient déjà mis au jour ces informations concernant l’ingestion de plastique et autres particules. Mais jamais le poids n’avait été estimé précisément.

« Alors que la prise de conscience grandit quant à l’existence des microplastiques et à leur impact sur l’environnement, cette étude fournit pour la première fois un calcul précis des taux d’ingestion », a expliqué Thava Palanisami, professeur à l’Université de Newcastle. « Ce qui contribuera à cerner les potentiels risques toxicologiques pour les humains ».

D’où vient ce plastique?


La première source de plastique est celle qui nous maintient en vie: l’eau. D’autant plus si elle est en bouteille. À titre d’exemple, une personne qui boit de l’eau en bouteille ingère 90.000 microparticules de plastique par an, alors qu’une personne qui boit de l’eau du robinet diminue cette quantité à 4000.

L’air que nous respirons, air pollué d’ailleurs, n’est pas non plus dénué de microparticules. D’autres produits de consommation contiennent aussi du plastique: les fruits de mer, la bière et le sel sont cités parmi ceux qui contiennent le taux le plus haut.

Le WWF tire la sonnette d’alarme et tient à mettre en garde les gouvernements: « les plastiques ne polluent pas juste nos rivières et océans, ils ne tuent pas seulement la vie marine, mais ils sont en chacun d’entre nous », souligne Marco Lambertini, directeur général du WWF International, dans un communiqué.

« Alors que la recherche étudie les potentiels effets négatifs du plastique sur la santé humaine, il est clair que c’est un problème mondial qui pourra être résolu seulement si l’on s’attaque aux racines de la pollution : si nous ne voulons pas de plastique dans notre organisme, il faut stopper les millions de tonnes qui continuent à échouer dans la nature chaque année » continue-t-il.

Marco Lambertini appelle à la création d’un traité mondial afin de lutter contre la pollution. Un appel qui rejoint beaucoup d’autres mais qui ne semble pas atteindre les oreilles de nos dirigeants.

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