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#MeTooTrans: le hashtag poignant qui dénonce la transphobie

Manon de Meersman
Agressions, questions déplacées, harcèlement, haine, discrimination… La transphobie, c’est le terme pour parler des violences physiques et verbales envers les personnes transgenres… Des violences subies chaque jour, sans pour autant oser les dénoncer, alors que l’identité de genre est pourtant considérée comme un critère de discrimination… Mais ça, c’est purement théorique.


Le 10 novembre, Lucile, une jeune femme de 25 ans, s’est exprimée à propos des violences subies par les personnes transgenres, invitant tout un chacun victime de ces comportements à le dénoncer. Il n’en fallait pas plus à la Twittosphère pour élever et faire entendre la voix de ces personnes. Le mouvement #MeTooTrans était lancé. 


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Des centaines de témoignages


Selon Le Huffington Post, Lucile a décidé de lancer ce hashtag à la suite de la publication d’un article sur TV5Monde: « A quand un #MeToo des femmes transgenres », racontant la dure réalité de ces personnes. Pour elle, ce hashtag est fait pour lutter « contre la transphobie et la transmysoginie ».

Sur la Toile, chaque témoignage marqué du #MeTooTrans glace un peu plus le sang. Des mots qui font mal, des paroles qui blessent, des gestes qui poignardent… Le quotidien des personnes transgenres n’est pas toujours simple et ces centaines de tweets sont la preuve que les choses doivent bouger à ce niveau-là, que les consciences doivent s’éveiller et que des choses doivent être mises en place pour que cela s’arrête.


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Mégenre, deadname… Des réalités pour les transgenres


Chaque jour, les personnes transgenres font face à des discriminations dont la plupart des gens n’ont même pas conscience, à commencer par le mégenre, cette manière de s’adresser à une personne dans un genre qui ne lui correspond pas ou dans lequel il ne se retrouve pas.


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A cela, il faut également ajouter le deadnaming où dans le cas d’une personne trans, il s’agit de son ancien prénom, celui indiqué à l’état civil à la naissance, soit un prénom qui ne correspond plus à son genre. A côté de ça, il y a tout le volet négligence et indifférence qui est encore que trop ancré, alors que les violences subies par ces personnes sont réelles et méritent d’être dénoncées. Le chemin est encore long, mais ce sont des mouvements comme celui-ci qui donnent l’envie de se battre encore et encore, chaque jour.

 

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