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#LoveIsNotTourism, le cri du coeur des amoureux séparés par le Covid-19

Kathleen Wuyard

Alors que certains pays continuent de fermer leurs portes aux voyageurs, les couples séparés depuis de longs mois par la pandémie poussent un cri du coeur: #LoveIsNotTourism.


Sur Facebook, ils sont près de 10 000 à avoir rejoint le groupe « Couples Separated by Travel Bans », qui rassemble tous ces amoureux qui n’ont plus pu se voir depuis le début de la pandémie. Parmi ceux-ci, l’Américain Michael Ibeam Cline et sa compagne espagnole Elena Guerrero, ensemble depuis deux ans après une rencontre fortuite en Russie, mais aussi Vile Stang (Filande) et Alyssa Warner (USA). Interviewée par CNN, cette dernière dénonçait l’interdiction pour les Européens de pénétrer sur le territoire américain, qualifiant la mesure de manoeuvre politique plutôt que de véritable mesure de protection. En attendant, quelle que soit la raison, comme de nombreux couples, ils sont dans l’incapacité de se voir, une incapacité qui persiste depuis de longs mois et dont ils ne savent pas quand elle disparaîtra. Et s’il est facile de rétorquer qu’il s’agit-là des aléas de l’amour longue distance, la majorité des couples dans le cas affirment se voir au minimum une fois par mois. Face au manque, ils lancent ensemble un cri du coeur et attirent l’attention sur leur situation par le biais du hashtag #LoveIsNotTourism.

#LoveIsNotTourism et l’amour est essentiel


Sur Instagram, un compte dédié rassemble les témoignages, dont celui d’une jeune allemande (photo ci-dessus) séparée depuis 187 jours de son amoureux, et faisant part de son espoir de voir les frontières allemandes ouvertes aux ressortissants jamaïcains, « pour qu’il puisse enfin venir et que nous puissions commencer notre vie ensemble ».

Cette situation a un impact négatif sur ma santé mentale et affecte mon quotidien de manière négative »


Amber, une Américaine amoureuse d’Alvin, un Italien, raconte quant à elle comment, alors qu’ils avaient tous deux renoncé à l’amour, ils se sont rencontrés par hasard dans un restaurant où Amber était venue avec des proches et où Alvin était en cuisine, tandis qu’un couple d’Allemands, bien que mariés, n’a pas été autorisé à se retrouver aux Etats-Unis, où travaille le mari et où il est coincé depuis le début de la pandémie.

Accompagnés de portraits en noir et blancs, les témoignages, touchants, se lisent comme autant de bouteilles à la mer, mais ont un objectif on ne peut plus clair: convaincre les pays de rouvrir leur frontière au cas par cas pour laisser les couples se retrouver. L’amour, pas le tourisme. Sur le site Internet du mouvement, ils égrènent la liste des pays qui ont déjà été convaincus d’assouplir leurs mesures, parmi lesquels le Danemark, l’Islande ou encore les Pays-Bas et la Suisse. Et d’ajouter que si certaines batailles ont été gagnées, le combat continue car de nombreux couples sont encore séparés. La solution pour faire pression sur les gouvernements? Les responsables du site recommandent de diffuser un maximum de témoignages sous la bannière #LoveIsNotTourism, mais aussi de suivre les mesures détaillées rassemblées par le compte International Love. En attendant de retrouver l’être aimé, vous pouvez également rejoindre les plus de 30 000 signataires d’une pétition appelant l’union européenne à ouvrir les frontières aux couples. Parce qu’ainsi que le rappellent les amoureux séparés, #LoveIsEssential.

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