https://api.mijnmagazines.be/packages/navigation/

Gen F

En rejoignant la communauté, vous recevez un accès exclusif à tous nos articles, pourrez partager votre témoignage et…
Balance ton folklore ULB DR

L’Insta’ Balance ton folklore dénonce la culture viol de la guindaille ULB

Kathleen Wuyard

Alors qu’actuellement, les accusations d’agressions sexuelles au sein de deux cafés du Cimetière d’Ixelles font grand bruit, cela fait des mois que Balance ton folklore dénonce les abus et la culture viol au sein de la guindaille ULB.

Des témoignages plus que d’actualité puisque la saison des bleusailles bat actuellement son plein sur les différents campus de l’ULB. Et ce alors même que sur le compte Instagram de Balance ton folklore, près de 300 témoignages de violences sexuelles en tout genre ont été recueillis à ce jour. Pas de quoi décourager les étudiant•e•s de plonger tête la première dans l’univers de la guindaille?

S’il s’agit évidemment de faire preuve de discernement et de ne pas mettre tous les membres du baptême dans le même sac (surtout quand le sac en question grouille d’auteur•e•s présumé•e•s d’agressions sexuelles), ce que les témoignages disent de la culture viol qui persiste au sein d’une frange de la communauté estudiantine pose toutefois question.

Fins de soirées où la brume de l’alcool se dissipe brutalement quand on sent quelqu’un enlever ses sous-vêtements, St V qui tourne à l’agression sexiste, exactions sur fond d’homophobie, mais aussi violence ordinaire, entre inclusion de « violeurs reconnus » au sein des cercles et sexualisation des bleu•e•s lors du parrainage: l’image dépeinte de la guindaille fait mal.

Lire aussi: Le folklore complice de la culture du viol? Le CPS de l’ULB prend ses responsabilités

Et interroge: si au printemps dernier, le CPS avait fait son mea culpa suite à des accusations d’abus dans le chef de certains de ses membres, un mouvement collectif pour faire du folklore un espace sûr et inclusif se fait toujours attendre.

D’autant que sur base des témoignages, à prendre pour ce qu’ils sont c’est à dire des dénonciations anonymes et unilatérales, il semblerait qu’il n’y ait pas que les étudiant•e•s de l’ULB qui doivent se remettre en question mais bien aussi l’institution. D’autant qu’ainsi que le rappellent de nombreux commentaires laissés sous les témoignages: « ne pas agir, c’est en être complices ». Pas dit que le vieil adage sur le « sans alcool » s’applique forcément aux bamboches estudiantines, mais clairement, sans viols la guindaille est plus folle.

Lire aussi:

Photo de couverture: montage Flair sur base de captures d’écran Instagram de Balance ton Folklore.

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Nos Partenaires