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© Les coiffeurs belges se mettent à nu - Getty Images

Les coiffeurs belges se mettent à nu pour dénoncer leur fermeture

Kathleen Wuyard

Après une brève réouverture à l’été 2020, les coiffeurs belges ont à nouveau été forcés de fermer leurs portes, reconfinement oblige, et tant pis s’ils avaient instauré port du masque et distanciation entre les sièges pour respecter les mesures sanitaires. Une injustice qu’ils ont décidé de dénoncer en se mettant à nu.


Mot d’ordre? « Quitte à être mis à poil par le gouvernement, je préfère le faire moi-même ». Un slogan qui fédère les pros du ciseaux venus des quatre coins de la Belgique, rassemblés sous les hashtags #coiffeursapoil et #moncoiffeuràpoil. Sur Instagram, le coiffeur liégeois Romain Nicotra, magicien de la couleur chez Ersatz, rappelle que « nous n’avons pas juste perdu nos vêtements, nous avons perdu nos passions, nos amis, notre vie ».

En mars, nous avons fait de notre mieux pour sortir TOUS notre tête hors de l’eau. Aujourd’hui, continuer n’est plus possible, pour aucun d’entre nous. Nous avons épuisé nos réserves et les banques ne nous suivent plus. Nous perdons tous les jours 100% de notre chiffre d’affaires. 100% de notre éducation. 100% de ce qu’on a construit depuis notre naissance ».

 

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Les coiffeurs mis à nus par la crise


Et d’ajouter que « je n’ai jamais été aussi politique ou affirmé dans mes choix, mais aujourd’hui, il est important de continuer à croire à nos rêves, ne jetons pas à la poubelle toutes ces années... NOUS SOMMES TOUS ESSENTIELS ! ». Un message auquel de nombreux coiffeurs font écho sur les réseaux.

 

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« Nous, coiffeurs, barbiers, esthéticiennes, métiers considérés trop souvent comme futiles, accessoires, de luxe…nous sommes, comme nos amis des bars, des restaurants, de l’hôtellerie,...des commerces « non essentiels » aux yeux du gouvernement, dénonce pour sa part une autre coiffeuse. Nous sommes souvent silencieux, peut-être trop, nous faisons profil bas, parce qu’à force d’être considérés comme « accessoires », on a peut-être fini par le croire ». Et de rappeler la tragédie de la jeune barbière liégeoise, Allyson, acculée quelques mois seulement après l’ouverture de son salon et ayant décidé d’en finir: « certains collègues sont dans un désarroi tel, qu’ils mettent fin à leurs jours… ». Parce que chaque métier « accessoire » est essentiel pour ceux et celles qui l’exercent.

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