https://api.mijnmagazines.be/packages/navigation/

Gen F

En rejoignant la communauté, vous recevez un accès exclusif à tous nos articles, pourrez partager votre témoignage et…
© Couple walking together holding hands in continuous line art drawing style. Loving man and woman. Romantic date. Black linear sketch isolated on white background. Vector illustration

UN JOUR, UNE VIE: « J’ai rencontré l’amour de ma vie à 15 ans »

Manon de Meersman


Lorsqu’elle avait seulement 15 ans, Hélène a fait la rencontre de l’homme qui a changé sa vie. Ce qui semblait d’abord être une histoire d’adolescents naïfs et inconscients s’est finalement transformée en conte de fées au fil des années. Aujourd’hui, elle en a 38 et l’amour est resté intact, même 23 ans après.


« On était à l’école secondaire ensemble. Lui avait 2 ans en plus que moi, ce qui fait que nous n’étions pas dans la même année. Ce qui nous a relié? La soeur d’une amie qui était dans son année, pendant que mon amie était dans la mienne. On s’est retrouvés à une soirée tous ensemble. C’était l’été, il faisait beau et on s’est retrouvés vers minuit tous autour d’un feu. J’étais assise à côté de lui et on s’est mis à discuter. Il m’a d’abord taquinée à propos de mon sourire, pointant du doigt le fait que je rigolais pour tout et rien. Et je dois l’admettre: je suis plutôt bon public… Ce qui fait que j’ai souri de plus belle. Ce garçon était mon style de A à Z: charmeur, blond, yeux bleus, drôle, intelligent… Bref, mon coeur battait la chamade dès notre première rencontre. »

Une idylle naissante


« Il ne s’est rien passé ce soir-là. Je n’avais jamais eu de petits copains et je ne savais vraiment pas comment m’y prendre. J’étais aussi fort timide et c’était impossible pour moi de m’imaginer prendre les devants. Et puis, il y a 20 ans, on laissait souvent encore l’homme faire le premier pas… Quelle erreur quand même! J’aurais été si fière de dire que j’avais pris les devants… Toujours est-il qu’après cette soirée, il m’a proposé qu’on se revoit. J’ai volontiers accepté, moyennant tout ce que je pouvais pour que mes parents me laissent sortir en compagnie d’un inconnu.

La soirée a été merveilleuse et on a fini par s’embrasser, comme dans les films. On était le long de l’eau, assis dans l’herbe, la fraîcheur des soirs d’été caressant nos peaux. »



« On a discuté des heures durant et c’était magique. J’avais ces papillons dans le ventre qui me chatouillaient l’estomac et me faisaient admettre que cela avait beau faire quelques semaines qu’il était entré dans ma vie, ce garçon-là avait déjà mon coeur. On s’est mis en couple et depuis, on ne s’est jamais quittés. »

Des hauts et des bas


« Évidemment, en 23 ans, on a eu le temps de passer par de nombreuses phases. On s’est séparés deux fois. Mais l’amour a toujours fini par reprendre le dessus. Nous nous séparions parce que nous avions l’impression de prendre des chemins différents, mais jamais parce que l’un avait fait du mal à l’autre. Il y a toujours eu et il y aura toujours énormément de respect et de bienveillance dans notre relation, peu importe la nature de celle-ci. Nous nous sommes séparés une première fois lorsque j’avais 18 ans. Lui en avait 20. Je partais faire mes études dans une autre ville et nous avions peur que la distance et le fait de ne se voir qu’une fois par semaine soit trop difficile à vivre. On a essayé quelques mois, mais j’étais plongée dans le début de mes études, pendant que lui terminait bientôt les siennes. Le décalage était énorme mine de rien. J’avais soif de découvertes en rentrant à l’univ’, mais jamais je n’aurais échangé ce que j’avais avec lui pour des histoires sans lendemain. Malgré ça, on a fini par se séparer. Pendant 4 mois. 4 mois où j’avais le coeur brisé en mille morceaux. Je pleurais chaque jour. Je ne voyais aucune issue, impossible de m’en remettre. J’étais une épave. Une âme laissée à elle-même. De son côté à lui, je ne savais pas ce qu’il vivait car nous avions décidé de couper les contacts, histoire d’arracher le pansement en une fois et limiter la casse. Ça a été pire que tout. Je broyais du noir en permanence… Mais je souhaitais respecter cette décision qui avait été prise d’un commun accord et qui nous permettait finalement à chacun de prendre de l’espace et du temps pour soi.

Jusqu’au jour où on s’est croisés par hasard dans un bar et j’ai cru que mon coeur allait cesser de battre. Il n’avait pas changé en quelques mois: il était toujours aussi… Et moi, toujours autant amoureuse de cet être merveilleux. Impossible de ne pas s’échanger de regards évidemment. On a fini par se parler pour prendre des nouvelles de l’un et l’autre. Rien n’avait changé. L’alchimie, les papillons, la connexion… Tout était là. Encore et encore. Après cette rencontre fortuite, on s’est revus une fois. Deux fois. Trois fois. Et on a finalement décidé de s’accorder une nouvelle chance. On s’est retrouvés comme jamais auparavant, avec des sentiments au-delà de tout ce que j’avais déjà pu ressentir. C’était pareil de son côté à lui.

La magie opérait à nouveau et j’ai su, ce jour-là, en le retrouvant, que c’était bel et bien l’homme de ma vie. Malgré cette certitude, nous nous sommes séparés une seconde fois à mes 27 ans. Il venait de fêter ses 29 ans et il a perdu son papa. »


« Ça a été très dur. Nous étions, lui comme moi, complètement anéantis. Son père était en bonne santé, mais il a eu un accident de voiture et le choc lui a été fatal. Il ne s’en est jamais remis et a sombré dans une dépression qui l’a complètement changé. Et j’avais beau être présente au maximum pour lui, ce n’était pas assez. Je sentais qu’il avait besoin, une fois de plus, d’air et d’oxygène. Il avait besoin d’être seul. Il ne me l’exprimait pas, mais je le connais comme personne. Alors pour notre bien, on s’est séparés. Et ça a été une décision très sage, qui lui a permis de se recentrer sur lui-même et de faire son deuil sans personne sur qui se reposer, si ce n’est lui-même. Bizarrement, j’ai moins mal vécu cette seconde rupture car j’étais apaisée, avec le sentiment d’avoir agi comme je devais. Et que si il était l’homme de ma vie, on se retrouverait tôt ou tard. Et ça a été le cas, comme je l’avais senti au fond de moi. Des mois ont passé, mais on a cette fois-ci gardé contact et on s’est revus lorsqu’il s’est senti prêt à s’ouvrir davantage et à extérioriser sainement ses mille et une émotions. C’était un vent nouveau qui soufflait sur notre relation. Depuis cette épisode, il y a 11 ans maintenant, nous ne nous sommes jamais lâchés et nous faisons de l’un et l’autre des êtres meilleurs chaque jour. »

L’amour éternel


« L’amour est complexe. Mais en 23 ans d’amour avec lui, je n’ai jamais douté de la beauté de ce sentiment; celui d’aimer passionnément et à la folie quelqu’un. Je souhaite à n’importe qui de rencontrer la pièce manquante de son puzzle. Cette personne qui lui donnera la chair de poule avec ses mots doux et son regard apaisant. Je n’échangerais l’homme que j’ai pour rien au monde. Certes, je n’ai jamais eu l’occasion de découvrir d’autres personnes, mais il est mon tout et je le sens au creux de moi. L’amour, le vrai, le profond, il se sent dans les tripes, et une fois que notre coeur a touché celui de cette personne, c’est irréversible.

Nous aspirons à nous marier prochainement. Nous attendons que cette période de crise sanitaire soit davantage derrière nous pour célébrer notre amour dans les meilleures conditions. Nous ne voulons pas d’enfants et nous sommes tout à fait à l’aise avec l’idée que notre famille, c’est nous deux. »



Lire aussi: 


 

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Nos Partenaires