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TÉMOIGNAGES: 7 personnes racontent leur terrifiante expérience du paranormal

Manon de Meersman


Étrange, mystérieux, surnaturel, terrifiant… Le paranormal fascine et dérange à la fois. Certains y croient, d’autres pas. Et pourtant, nombreux sont ceux à avoir fait face à ces phénomènes dépourvus d’explications rationnelles. Présence d’un être invisible à ses côtés, exorcisme, objets qui se déplacent sans les toucher… 7 personnes nous livrent leur témoignage glaçant sur leur expérience du paranormal.


« Je n’ai pas compris ce qu’il m’arrivait », « J’ai hurlé de peur », « J’étais si tétanisée que je n’ai rien su dire, rien su faire »… Comment réagiriez-vous face à l’inexplicable? Les mots manquent. Parfois. Souvent. Et le temps doit, dans la plupart des cas, être accordé à ceux qui expérimentent ces phénomènes surnaturels pour pouvoir poser des mots sur ce qui s’est passé, sur ce qu’ils ont vu, senti, entendu. Car qu’il s’agisse d’une drôle de coïncidence, d’une apparition soudaine, d’une sensation particulière ou d’une rencontre fortuite, le paranormal embrasse, à nos dépens, de nombreuses dimensions de nos quotidiens, à des moments où l’on ne s’attend pas à le rencontrer. Pour Flair, 7 personnes qui ont fait face à ces phénomènes étranges nous racontent, non sans la chair de poule et la voix qui tremble encore, leur expérience paranormale. 7 personnes, 7 récits différents, 7 lieux à l’opposé des uns des autres, 7 vécus inexplicables et 7 raisons de croire que nous ne sommes définitivement pas seuls du côté humain de la vie.

Les adieux avant la mort


Maria a expérimenté ce que beaucoup de personnes ont déjà connu à l’aube d’un décès ou au moment des adieux avec un être cher parti rejoindre l’au-delà. En effet, il y a quelques années, elle s’est retrouvée confrontée à une entité inexplicable dans sa chambre. « Après la mort de mon grand-père, je suis persuadée de l’avoir vu dans ma chambre, commence Maria. Ça remonte maintenant à il y a presque 8 ans. Ça devait être peu après sa mort, soit avant son enterrement soit après, je ne sais plus exactement. Mais c’était le soir, au moment de m’endormir. J’étais couchée dans mon lit et j’ai directement senti une atmosphère assez particulière qui m’a vraiment fait flipper. C’est alors qu’une espèce « d’ombre » blanche s’est retrouvée au milieu de ma chambre. Ce n’était pas net, je ne parvenais pas à distinguer clairement. J’ai de suite paniqué.

Je n’osais pas regarder et je me suis enfuie sous ma couette, j’étais en pleurs parce que je comprenais pas ce qui se passait. J’ai immédiatement pensé à mon grand père et je lui ai parlé. Je lui ai supplié de partir, que je l’aimais et qu’il me manquait terriblement. Mais si c’était lui dans ma chambre il devait partir parce que là il me faisait plus peur qu’autre chose »,


avoue Maria. « J’ai attendu un peu et en baissant ma couette, je n’ai plus rien vu. Je n’ai jamais trop su si tout ça était réel, mais ça m’a marquée. Aujourd’hui, je regrette un peu de ne pas avoir été plus loin pour observer ce qui s’est passé de plus près. Ce n’est que des années plus tard que j’ai vu une dame spécialisée dans le spiritisme qui m’a dit que mes grands-parents étaient toujours à mes côtés », conclut-elle.

L’étrange coïncidence


Lorsqu’Isabelle a lu l’appel à témoins pour cet article, elle l’a lu sans sourciller. Pour elle, le paranormal, elle ne l’avait jamais expérimenté, du moins, pas à proprement parler. Mais en discutant le soir avec son mari, Isabelle évoque cette annonce et il lui rappelle alors sa dernière conversation avec sa défunte belle-mère. « Souviens-toi, il y a 20 ans, lorsqu’elle était à l’hôpital. Tu lui as parlé une dernière fois à l’hôpital et elle t’a évoqué quelque chose qui te semblait impossible », lui dit-il. C’est alors qu’Isabelle décide de me contacter pour me raconter son histoire. « Quand ma belle-mère, la maman de mon mari, a été hospitalisée quelques jours avant son décès, je suis allée lui rendre visite, raconte-t-elle. À un moment, elle m’a dit qu’elle entendait passer le train. Mais c’était impossible. De là où se situait sa chambre, nous ne pouvions pas entendre le train. Je lui ai donc dit qu’elle se trompait. Mais lors de son enterrement, nous avions à peine mis un pied dans le cimetière qu’un train passa à grand bruit… Ça m’a marquée », conclut-elle. Les coïncidences en terme de paranormal présentent souvent un élément porteur de sens, faisant appel à une intuition et à une bienveillance dont il est difficile de se rendre compte sur le moment-même. Certains détails sont laissés à l’appréciation de tout un chacun, certes, mais il arrive, dans le cas des phénomènes paranormaux, que ceux-ci relèvent davantage d’une dimension hors du contrôle du temps.



Laurane a également expérimenté l’étrangeté d’une coïncidence porteuse de sens à travers le channeling. Késako? Le channeling est un moyen de communication pour entrer en contact avec nos guides spirituels afin de recevoir des messages évolutifs pour notre bien et celui de l’humanité. « Il y a quelque temps, on m’a parlé des questions en « pourquoi » à poser à nos guides – des êtres invisibles qui veillent sur nous – avant de dormir pour avoir une réponse dans les jours qui viennent, explique Laurane. Un soir, j’ai voulu essayer et j’ai demandé « Pourquoi mon copain a choisi de mettre Le Baiser de Klimt dans sa chambre? ». Je me disais que c’était une question bateau et que je ne prenais pas trop de risques.

Le lendemain, en discutant avec une amie de tout et de rien, elle me parle de son côté parfois un peu tordu qui fait partie d’elle. Elle me dit alors « si j’étais une oeuvre d’art, je serais un Picasso, difficile à comprendre mais beau quand on en comprend la subtilité. Toi, tu serais un Klimt, la douceur, la lumière, l’amour… »,


poursuit Laurane. « En rentrant du boulot, j’ai demandé à mon copain pourquoi il avait choisi ce tableau et il m’a répondu « pour la douceur, la lumière, l’amour… Un peu comme toi ».

Les maisons hantées et possédées


« Lorsque j’étais plus jeune, j’avais l’habitude de faire du baby-sitting pour gagner un peu d’argent, explique Marion. Mais parmi les lieux où je me rendais pour en faire, il y avait une maison dans laquelle je ne me sentais vraiment pas à l’aise. J’y ressentais de mauvaises ondes, je ne sais comment l’expliquer autrement. Un soir, alors que j’y gardais les deux enfants, j’entends des pleurs à l’étage. J’entends que ceux proviennent de la chambre de la petite fille, âgée de 2 ans à peine.

Je la vois alors dans son lit, assise, à regarder le coin à côté de sa porte dans la chambre. Elle semblait terrifiée. Je la prends dans mes bras pour la calmer. Je suis dos à ce coin et les pleurs de la petite fille ne cessent pas. Je décide de moi me retourner vers ce coin afin qu’elle ne le voit plus. Ses pleurs ont stoppé net et moi, j’ai été envahie d’une sensation terrifiante »,


poursuit Marion. « Une fois la petite fille calmée, je l’ai réinstallée dans son lit. Et c’est là qu’elle se mit à vomir. Je n’ai eu d’autres choix que de la changer et une fois son pyjama et les draps de son lit remplacés, je l’ai installée dans son lit de telle sorte à ce qu’elle ne voit plus ce coin. Elle s’est rendormie et je ne l’ai plus entendue. Lorsque les parents sont rentrés, ils ont trouvé étrange que leur petite fille ait été malade: c’était la première fois que cela arrivait. Je ne leur ai pas parlé de l’histoire du coin, mais 1 an plus tard, ils ont déménagé, alors qu’ils venaient tout juste d’acheter la maison ».

Marie a également expérimenté la présence suspecte d’une personne au sein de sa maison… Ou plutôt de celle de sa grand-mère. « On a habité mon copain et moi pendant 4 mois dans la maison de ma grand-mère, qui est toujours en vie, mais qui vit dans un home. La maison est sombre, ancienne et froide et il y a eu plusieurs signes qui nous ont fait penser que nous n’étions pas seuls et que nous n’étions pas les bienvenus. D’abord, il y a eu l’horloge où l’heure changeait elle-même. Toujours vers 17h10, elle se met à avancer toute seule. Ce n’est pas le seul signe que nous avons vu. Pour vivre dans cette maison, nous avons du nettoyer la chambre de ma grand-mère; cette chambre est en bois et comme elle n’avait pas vu le jour depuis longtemps, nous devions la nettoyer. Mon copain décide alors de la passer à l’eau et nous découvrons alors une tache sur le sol, prenant les traits d’une forme humaine. Les noeuds du bois formaient les yeux, comme si une femme nous observait face au miroir. Ensuite, les signes se sont enchaînés: des ampoules qui s’éteignaient et se rallumaient, une bouilloire qui siffle et fait sauter les plombs à chaque fois, des portes qui claquent, des contacts physiques sur certains membres du corps pendant la nuit…

Un medium est venu voir la maison et a demandé, grâce à son pendule, si il s’agissait de mon arrière-grand-mère qui possédait les lieux. Et en effet, c’était bien elle et nous n’étions pas la bienvenue dans la maison »,


poursuit Marie. « Il faut savoir que la maison date de fin 1800 et il y aurait eu une personne qui a vécu avant ma grand-mère et celle-ci ne serait pas morte dans la maison. Aussi, avant notre arrivée, la maison a été inhabitée pendant trois ans. Est-ce que pendant cette période-là, des âmes se seraient ancrées? Quoi qu’il en soit, pour nous, c’est certain: dans cette maison, nous n’étions définitivement pas seuls. Et toutes ces expériences me font penser que le paranormal existe bel et bien. Un autre monde existe-t-il vraiment? », se questionne alors Marie.

L’attribution d’un rôle entre deux mondes


Lisa a elle aussi vécu la présence étrange d’un être invisible dans son appartement. Mais contrairement à Marie, elle n’a, jusqu’à aujourd’hui, jamais pu s’en défaire. « Depuis que j’ai emménagé dans mon appartement à La Hulpe, je dors très mal. Ça a commencé par des paralysies du sommeil: tu es conscient, mais tu ne peux rien faire. Tu es paralysé. Lorsque j’en sortais, j’avais chaud, j’étais essoufflée et je ressentais une atmosphère très pesante, comme si je n’étais pas seule. En nous renseignant, ma coloc’ et moi avons appris que quelqu’un s’était suicidé dans l’appartement dans lequel nous vivions il y a quelques années. Sachant que je n’avais jamais vécu de paralysie du sommeil ailleurs que dans cet appartement, pour moi c’était d’office lié à ce suicide.

C’est de là que j’ai développé un sixième sens; en m’ouvrant à ce monde parallèle et à la spiritualité. Désormais, je sens les présences, peu importe où je me rends. Je sens une énergie qui flotte sur mon corps et je la vois. C’est transparent, mais je vois des spectres qui bougent tout autour »,


explique Lisa, qui a souhaité pousser l’explication plus loin afin d’en percevoir les rouages. « Un jour, ma coloc’ et moi avons décidé de nous connecter à cette âme dans notre appartement. On a utilisé notre pendule et on lui a posé des questions. J’ai alors ressenti une énergie qui me poussait dans le dos… Ça m’a littéralement transpercé et je me suis écroulée au sol. J’étais en panique, mais ce n’était pas ma propre panique: c’était comme si je ressentais des émotions qui ne m’appartenaient pas. Nous avons décidé ensuite de nous en remettre à des spécialistes qui nous ont dit qu’il ne s’agissait pas de cette personne qui s’était suicidée, mais qu’en essayant de communiquer avec l’âme de notre lieu de vie, nous avions en réalité ouvert une porte du bas astral, une entité négative où se retrouvent les esprits méchants. Durant des jours suivant cette mise en communication, je me sentais vidée de toute mon énergie et une odeur de pourriture se dégageait des lieux. L’un de ces jours-là, je me suis à nouveau écroulée une seconde fois en montant les escaliers », explique Lisa.

Maintenant, c’est beaucoup plus calme, mais c’est comme si j’étais devenu un aimant à tout ça. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me fais régulièrement nettoyée énergétiquement parlant. Les entités viennent se coller à moi car je suis ouverte à ça et ces âmes le ressentent et en profitent dès que j’ai un moment de faiblesse, jusqu’à rester accrochées à moi à certains moments »,


poursuit Lisa. « La nuit, il arrive que je ressente que l’on me bouscule, que l’on me chatouille. Je sens mes mains et mes pieds bouger, sans que je les contrôle. Pour en avoir le coeur net, j’ai récemment fait venir quelqu’un chez moi pour nettoyer l’appartement. Ce sont des professionnels qui débarquent et, à l’aide de leur don et de leur pendule, parviennent à détecter si des âmes hantent les lieux. Ils m’ont expliqué que là où je vis, il y a eu du spiritisme et ils m’ont alors parlé de ce qui s’appelle la mémoire des murs: lorsqu’il se passe quelque chose dans un lieu, l’énergie du traumatisme reste ancrée dans les murs, ce qui fait que des mauvaises énergies se dégagent », explique Lisa. « Désormais, vu que je me renseigne énormément sur le sujet en parlant avec des personnes qualifiées en terme de spirituel, il s’avère que pour plusieurs d’entre elles, j’appartiens à la famille d’âmes des passeurs et que je suis donc une « passeuse d’âme ». En gros, les âmes perdues viennent chez moi pour que je leur vienne en aide car elles ne sont pas passées dans l’au-delà. C’est le cas de personnes qui meurent dans des accidents de voiture: certaines ne savent même pas qu’elles sont décédées et ne savent pas comment s’y prendre. J’ai essayé de communiquer avec ces personnes et j’ai remarqué que lorsqu’il y avait une âme près de moi et que je tendais la main, cette dernière tremblait dans tous les sens tellement l’énergie est forte. Tous les jours désormais je ressens des choses… Et je ne conseille à personne de jouer avec ça ».



Lisa endosse aujourd’hui un rôle qui a la capacité d’ouvrir une porte entre deux mondes et d’agir dans différentes dimensions karmiques. Facilitateurs de changement, les passeurs d’âmes peuvent être présents non seulement dans le passage de fin de vie à la mort, mais également au début de l’incarnation, à la naissance ou encore dans le passage dans l’enfance à l’adolescence. Leur rôle n’est pas à prendre à la légère; ils guident vers la lumière et montrent le chemin à emprunter pour rejoindre la paix.

Les lieux chargés de sombres histoires


Morgane a, quant à elle, fait face à un lieu dont le passé a pris le dessus sur le présent. Un lieu empreint d’une histoire terrible, dont les âmes semblent ne jamais avoir quitté les parages. La mémoire des murs? Certainement. Mais pas que… « On était en roadtrip avec un pote en Espagne, on était dans le Nord Ouest et on cherchait un endroit sympa où dormir avec la camionnette, explique Morgane. Grâce à une application, on avait trouvé un super spot dans les montagnes. Une fois arrivés sur place, on constate qu’il y a une petite église abandonnée. Elle était en pierres romanes, pas très grande, très sobre. Évidemment mon ami a voulu ouvrir la porte pour voir ce qu’il y avait dedans, mais moi je n’avais pas très envie de déranger, d’autant plus que je crois aux esprits et je suis vraiment flippée par ce genre d’histoires. On a quand même fini par regarder deux secondes à l’intérieur… C’était vide. C’est alors que la nuit tombe. On s’installe… C’est super beau! On se fait à manger sur une pierre avec un visage gravé dessus, mais on ne s’inquiète pas plus que ça.

Je commence à lire un livre à l’arrière de la camionnette et mon ami appelle sa petite copine. Et au téléphone, celle-ci commence à lui dire que c’est flippant qu’on dorme là car apparemment au Moyen-Âge, on torturait les non-croyants dans ce genre d’églises »,


explique-t-elle. « Mon ami commence à avoir peur et après son appel, il arrive en courant et me dit: « on part d’ici, je me sens pas bien j’ai trop peur ». On remballe toutes les affaires dans la camionnette en triple vitesse et on allume le contact. On se met à rouler et les lumières à l’arrière de la camionnette commencent à s’allumer, s’éteindre, s’allumer, s’éteindre sans raison. C’était la première fois que ça arrivait. On a roulé dans la montagne jusqu’à arriver en bas de celle-ci et on décide de s’arrêter sur le bord d’une route. On s’est dits: « bon on a flippé, c’était rien. Mais on va quand même s’excuser auprès des esprits qu’on a peut-être dérangé ». C’est pourquoi on commence à faire un petit discours à voix haute pour s’excuser et demander aux éventuelles âmes de nous laisser tranquille. C’est alors que, juste après avoir fait ce discours, j’ai tourné la tête pour voir à travers la fenêtre et j’ai vu le visage d’un enfant de 10 ans. Je ne l’avais jamais vu. Il avait les cheveux bruns et courts. Et après 5 secondes, il avait disparu. J’ai commencé à crier, mon ami, lui, n’avait rien vu. On a eu tellement peur qu’on a roulé jusque dans une grande ville. Et on a dormi dans un parking éclairé par plein de lampadaires car on avait trop peur d’être dans le noir. Le lendemain matin, on a plus rien eu et notre voyage a pu continuer tranquillement. Je n’ai heureusement plus jamais vu cet enfant », conclut Morgane avec énormément de soulagement.



Les histoires comme celles-ci sont nombreuses et font toutes plus peur les unes que les autres pour une simple et bonne raison: leurs explications nous échappent et nous laissent seuls avec nos questions. Heureusement, des personnes spécialisées dans ces domaines existent et tentent du mieux qu’elles peuvent de nous éclairer. Si vous êtes témoins d’un évènement paranormal, n’hésitez jamais à en parler à quelqu’un de qualifié en la matière… Cela permet bien souvent de mettre des mots, ou du moins essayer, afin d’ouvrir notre esprit à ce qui pourrait constituer un monde parallèle… Celui du paranormal, purement et simplement.



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