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@Getty Images

Selah Sue se livre ouvertement sur son combat contre la dépression

Camille Hanot
Camille Hanot Journaliste

« J’ai l’impression que les antidépresseurs m’ont sauvé la vie » a écrit Selah Sue, 33 ans, sur Instagram. Mercredi 11 août, la chanteuse a dévoilé un message honnête dans lequel elle parle de ses problèmes mentaux et de sa consommation d’antidépresseurs.

C’est sans filtre et ouvertement que la chanteuse Selah Sue a décidé de parler sur les réseaux sociaux. Dans sa dernière publication, elle a admis qu’elle luttait contre sa santé mentale depuis des années. S’il y a quelques mois, elle déclarait au Het Nieuwsblad vouloir arrêter de prendre des antidépresseurs, elle annonce aujourd’hui qu’elle ne peut pas s’en passer pour l’instant.

Du paradis à l’enfer

Dans son post, elle fait référence à sa chanson « Pills », dans laquelle elle évoque sa relation avec les antidépresseurs. « Après la sortie de « Pills », j’ai reçu des milliers de réactions de personnes qui se sont reconnues dans mon histoire sur les antidépresseurs. J’avais l’espoir de réussir à arrêter cette fois-ci. » écrit-elle avant d’admettre qu’elle n’a pas réussi.

« Les premiers mois sans antidépresseurs ont été merveilleux. Tout a été décuplé et j’ai atteint des sommets créatifs et émotionnels inégalés. Mais après six mois, l’obscurité est revenue, sans prévenir et sans raison apparente. Je me suis réveillée avec une anxiété inexpliquée et j’ai été catapultée du paradis à l’enfer en quelques semaines » poursuit-elle. Reprendre des antidépresseurs était la seule option. « Et encore une fois, comme il y a 14 ans, j’ai l’impression que ça m’a sauvé la vie » écrit-elle.

Entourez-vous et parlez

C’est sur une note d’espoir que Selah Sue conclut son message. « L’obscurité généralisée commence peu à peu à se dissiper, mais la douleur est toujours là. Une étape intermédiaire infernale, mais je sais par expérience que ça s’améliore. Mieux vaut une vie émotionnelle stable et légèrement aplatie avec des pilules qu’une vie avec des hauts explosifs et des bas désespérés sans pilules. Elle poursuit en disant qu’en tant que membre de Te Gek elle considère qu’il est de son devoir de raconter son histoire et demande que le tabou entourant la souffrance psychologique continue d’être brisé. La plupart d’entre nous y seront confrontés tôt ou tard« , dit-elle. « Alors, entourez-vous, et parlez-en. Cherchez activement à établir des liens et à obtenir de l’aide. Il y a toujours de l’espoir. »

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