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Anatomie d’une dépression: le compte Instagram qui dissèque la maladie

Justine Rossius

Les prémisses, les premiers symptômes discrets, les envies d’en finir… Sur son compte Instagram @Anatomiedunedepression, cette Parisienne livre son expérience de la dépression, espérant que les mots puissent la soigner.

« Depuis maintenant environ un an, je suis embourbée dans un état étrange que je n’ai pas tout de suite su nommer. L’envie de rien, l’énergie de rien. Des larmes qui n’arrêtent pas de couler et qui, quand elles finissent enfin par se tarir, laissent exsangue et atrocement vides. » Voici les premiers mots qui inaugurent le compte Instagram « Anatomie d’une dépression » : un recueil de textes et d’impressions rédigés par Marine Parr, créatrice de contenu et storyteller, parisienne et… en dépression. Ce compte Instagram, Marine l’a avant tout créé pour elle, à la manière d’un challenge lancé à elle-même pour émerger, peut-être, de ce lourd sommeil imposé par la dépression. « Depuis maintenant environ un an, je n’ai rien écrit. J’ai l’impression de ne plus savoir faire et j’ai peur que ça ne revienne jamais. Récemment, ma psy m’a dit qu’avant de pouvoir à nouveau ‘savoir faire’, il fallait que je me remette à FAIRE tout court (…). J’ai donc décidé de me lancer dans un challenge public (la seule manière de me décourager d’abandonner) pour raconter la dépression, ma dépression. 

À la manière de Georges Perec, c’est une tentative d’épuisement de ma dépression par les mots. Peut-être que quand j’aurai fini de la raconter, je serai guérie.

L’autrice a divisé son compte en plusieurs parties, pour disséquer ce qui lui arrive : comment la dépression est arrivée (les causes multiples comme son anxiété, sa sensibilité, la précarité professionnelle, une rupture amoureuse…), les différents symptômes, étapes et réalités de la dépression (les journées passées à dormir, la fatigue immense alors qu’on ne fait rien, les crises de panique, les idées suicidaires aussi…)et enfin, les œuvres culturelles qui abordent la thématique. Si l’initiative est toute personnelle, le propos est lui universel et ses textes toucheront en plein cœur celleux qui ont un jour effleuré cette maladie latente et épuisante.

Ici, l’autrice recommande la série « You’re the Worst ».

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