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© Peter White/Getty Images

Olivier Rousteing réinvente les pièces iconiques de Jean Paul Gaultier dans une collection exceptionnelle

Ana Michelot
Ana Michelot Journaliste

Ce 6 juillet, Olivier Rousteing, le directeur artistique de la maison Balmain, dévoilait sa collection conçue pour le créateur Jean Paul Gaultier. Un défilé surprenant qui mélange pièces-culte et design futuriste.

En 2020, alors que la pandémie de Covid-19 bouleversait notre quotidien, Jean Paul Gaultier, géant de la mode et du parfum, avait décidé de prendre sa retraite après 50 ans de carrière. Mais l’enfant terrible de la mode n’abandonne pas complètement la couture puisqu’il choisit de passer le flambeau à la nouvelle génération. Chaque année, il choisit un créateur qui aura pour mission de concevoir une collection pour la maison Jean Paul Gaultier. Ces derniers ont alors carte blanche pour s’inspirer du travail du designer et le revisiter comme ils l’entendent. Une manière pour le couturier de transmettre son savoir-faire tout en laissant libre cours à l’imagination de ses successeurs.

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Un nouveau défi pour l’enfant prodige de la mode

La première à s’essayer au challenge était Chitose Abe, la créatrice derrière la marque Sacai, suivi par le Belge, Glenn Martens de Y/Project, qui avait commencé en tant que stagiaire chez Jean Paul Gaultier. Cette année, c’est au tour de celui que l’on surnomme « l’enfant prodige » de la mode de se confronter au défi de taille que représente la réalisation d’une collection haute-couture inspirée de la maison Gaultier : Olivier Rousteing. Le créateur de Balmain, qui a vu son histoire racontée dans un documentaire Netflix intitulé « Wonder Boy », a la réputation de transformer tout ce qu’il touche en or et ce défilé n’a pas dérogé à la règle.

Semelles métalliques, corsets coniques et mélange des genres

Sur la chanson culte de Mylène Farmer « Sans Contrefaçon », Olivier Rousteing a bousculé les codes dès le début du défilé puisque ce sont des mannequins hommes qui ont ouvert le show. Vêtus de motifs multicolores ou de marinières accompagnées de chaussures à plateforme composées de semelles métalliques XXL, ils représentent une rupture avec les codes de la haute-couture traditionnelle, qui est habituellement réservée aux femmes. Une silhouette inspirée de la bouteille de parfum « Mâle » de Jean Paul Gaultier vient ensuite inaugurer l’arrivée des mannequins femmes sur le podium. 

Un choix sur lequel Olivier Rousteing s’est expliqué auprès de l’AFP : « On ne peut pas avoir un défilé Jean Paul Gaultier sans avoir l’homme et la femme. Il s’est battu pour le genre, pour les genres. Je ne pouvais pas faire un défilé cliché. » On retrouve « également de nombreuses références au soutien-gorge conique de la maison Gaultier, rendu célèbre par Madonna, tantôt détourné en corset futuriste couleur peau ou en ensemble de costume à rayures. Le thème du défilé « armure » est totalement respecté avec des bustiers métalliques, transparents ou en forme de ventre de femme enceinte. Un défilé qui reflète parfaitement l’ADN de la maison Gaultier avec une pointe de modernité décalée propre à Olivier Rousteing. Un pari réussi !

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