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Le blues estival, l’autre déprime saisonnière méconnue

Barbara Wesoly

Le soleil brille, les températures grimpent en flèche et un délicieux parfum de vacances flotte dans l’air. Mais, si pour une majorité d’entre nous, l’idée de ressortir le barbecue et de savourer des soirées dehors est un pur bonheur, pour certains en revanche, l’été est synonyme de mélancolie et de coup de cafard voire de véritable moment de déprime.

Difficile de détacher le principe de dépression saisonnière, d’une vision d’hiver maussade ou d’automne pluvieux. Pourtant, ciel bleu et jolis jours peuvent eux aussi influer négativement sur l’humeur et être responsables de blues et de tristesse. Moins répandue mais surtout moins connue, cette déprime du beau temps se caractérise par des insomnies, de la nervosité, de l’anxiété, voire une perte d’appétit et de poids. En cause non pas le manque de lumière, comme pour sa version polaire, mais différents facteurs. Sont pointés du doigt une difficulté à supporter la chaleur, surtout dans les grandes villes où la pollution est alors amplifiée, à s’acclimater à des journées plus longues, qui provoquent des bouleversements du cycle de sommeil et des changements hormonaux. L’allergie aux pollens peut également être responsable de cette déprime qui touche plus les femmes que les hommes. De plus, si le soleil a tendance à accentuer la bonne humeur, l’ambiance estivale et festive peut être compliquée à gérer si l’on vit une période déjà douloureuse. Sans parler de ceux qui dépriment profondément de voir le rythme de boulot ralentir et les collègues partir en vacances, alors que ce n’est pas leur cas.

Si vous faites partie de ceux que la période des terrasses et des crèmes glacées ne fait pas rêver, rassurez-vous, ce coup de mou s’arrête habituellement au moment de la rentrée, qui fait alors office de renouveau bienvenu. Et vu la durée de l’été en Belgique, mieux vaut peut-être déprimer pendant le petit mois de soleil que durant les huit que compte notre hiver.

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