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Une clinique des genres va ouvrir ses portes à Bruxelles

Ana Michelot
Ana Michelot Journaliste

Le centre hospitalier Brugmann à Bruxelles souhaite ouvrir une clinique des genres en 2023. L’établissement sera destiné à toutes les personnes en questionnement sur leur identité ou leur genre. Une première pour la capitale belge, tandis que des cliniques similaires sont déjà établies à Gand, Liège et Genk.

Le projet du CHU Brugmann est une grande première à Bruxelles, en effet le centre hospitalier souhaite ouvrir une clinique des genres dès l’année prochaine. L’objectif selon Caroline Franckx, la directrice générale de l’hôpital : proposer « un suivi multidisciplinaire (psychiatrie, endocrinologie, chirurgie,…). » Grâce à cet établissement les personnes qui se questionnent sur leur identité ou leur genre pourront obtenir des réponses et être informées et accompagnées au mieux, tout comme leurs proches.

Un nouveau type d’accompagnement dès la première consultation

La première consultation sera donc effectuée par un endocrinologue et un psychiatre afin de statuer ensemble sur les soins appropriés pour chaque patient·e. « Dans le trajet de soins, nous voudrions mettre en place une première consultation en tandem avec un endocrinologue et un psychiatre. Ce serait nouveau. En effet, les associations et les acteurs de terrain ont attiré notre attention sur le fait que trop souvent, la première consultation ne se fait qu’au niveau psychiatrique, et que cette première consultation est souvent très compliquée pour le patient. Nous voulons donc une autre approche », déclare Caroline Franckx, auprès de « Le Spécialiste ».

« Nous voulons couper la psychiatrisation accrue des problématiques de genres, casser cette stigmatisation »

déclare le directeur des opérations de l’hôpital, à l’initiative de la clinique des genres, Priam Van Eeckhout auprès de la RTBF. Ce dernier explique également que l’accueil sera adapté à la patientèle : « La prise en charge commence déjà sur le site Internet, par téléphone. Dès l’accueil et durant tout son parcours au sein de la clinique, on veut éviter par exemple de dire « Monsieur untel » ou « Madame unetelle » dans la salle d’attente. » L’offre médicale s’étendra sur une dizaine de spécialités afin de répondre au mieux aux besoins des patient·es et des bilans pluridisciplinaires seront également établis.

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Un nouvel établissement qui répond à une forte demande

Si l’établissement fait figure de grande première dans la capitale, des cliniques des genres existent déjà dans d’autres villes du pays comme à Gand. C’est justement là-bas que sera formé le personnel hospitalier de la future clinique bruxelloise. En effet, la demande est importante malgré les trois cliniques existantes, deux conventionnées à Gand et Liège et une non-conventionnée à Genk. Il était donc nécessaire de créer de nouvelles structures afin d’accueillir toutes les personnes qui ont en besoin. Priam Van Eeckhout ajoute : « Les délais d’attente sont très longs. À Gand par exemple, il y a environ 1000 opérations en attente avec un délai de six mois. Les autorités ont d’ailleurs lancé un appel à ouvrir des centres de prise en charge pour les personnes confrontées à un problème d’identité ou de genre. » La clinique de Bruxelles devrait ouvrir ses portes en 2023 et sera dans un premier temps non-conventionnée avant de le devenir par la suite.

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