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Attention, un sommeil troublé peut affecter la santé de votre cœur

Gwendoline Cuvelier Journaliste

À l’occasion de la Semaine du Cœur, la Ligue Cardiologique Belge met en garde les mauvais·es dormeurs·ses : le sommeil est un des facteurs qui influence la santé cardiovasculaire.

Le sommeil figure dans le top 10 des facteurs modifiables du risque cardiovasculaire. Une bonne raison de soigner son hygiène de vie!

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Les troubles du sommeil, un facteur de risque méconnu du grand public

« Et vous, vous dormez bien ?” La question est posée par la Ligue Cardiologique Belge, qui s’inquiète des habitudes nocturnes de la population Belge, et de leurs conséquences cardiaques sur le long terme. Quand on parle de facteurs de risque cardiovasculaire, tout le monde connaît le tabac, le cholestérol, l’hypertension ou encore l’alimentation … mais avez-vous déjà pensé aux troubles du sommeil ? Beaucoup de gens savent que pour améliorer leur santé cardiovasculaire, manger sainement et bouger au quotidien sont des habitudes importantes. Mais la plupart ignore que le sommeil est aussi un élément qui peut influencer la santé cardiovasculaire.

Mieux vaut dormir que guérir

Se coucher entre 22h et 23h, et faire des bonnes nuits de sommeil (idéalement entre 7 et 9 heures), favorise une bonne santé cardiovasculaire. Au contraire, les insomnies, hypersomnies, parasomnies, apnées du sommeil ou encore mouvements incontrôlés des jambes au repos sont des troubles qui peuvent dégrader notre sommeil. Il est important de savoir les reconnaître, et surtout de les traiter !

Les effets d’un mauvais sommeil à long terme

En plus des conséquences à court terme durant la journée (irritabilité, fatigue, manque de concentration,...) un mauvais sommeil:

  • augmente l’appétit et le risque de prise de poids,
  • augmente le risque d’hypertension artérielle,
  • favorise l’apparition d’une intolérance au glucose (et plus tard d’un diabète de type 2),
  • favorise la survenue ou la récidive d’arythmies cardiaques (dont la fibrillation auriculaire),
  • impacte négativement la gestion du stress,
  • diminue l’énergie pour la journée et donc l’activité physique,
  • exacerbe les manifestations de l’insuffisance cardiaque,

Tous ces éléments augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.

Les apnées du sommeil, grandes ennemies du cœur

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil est un trouble qui touche 1 adulte sur 5 (avec des degrés de sévérité variables) : pendant son sommeil, la personne s’arrête de respirer (“apnée”) de manière incontrôlée pendant plus de 10 secondes, et ce plus de 5 fois par heure de sommeil. Le corps crée alors des phases de micro-réveil “d’urgence” pour contrer ces apnées et s’assurer de la reprise normale de la respiration. Les apnées du sommeil ne sont pas sans conséquences : développement d’une hypertension permanente, risque d’AVC, de diabète de type 2, d’obésité et de problèmes de rythme cardiaque (fibrillation auriculaire), complications chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque.

Aujourd’hui, on estime que 80% des personnes souffrant d’apnée du sommeil ne sont ni diagnostiquées ni traitées. Les facteurs de risques d’apnées du sommeil sont l’âge et le surpoids (surtout l’excès de graisse au niveau de la gorge). Le tabac et l’alcool peuvent aussi accroître le risque d’apnées du sommeil.

Les insomnies, le trouble du sommeil le plus répandu

Les insomnies touchent jusqu’à 30% de la population dans les pays développés. Tout le monde a déjà connu ou connaîtra des insomnies ponctuelles, liées à des perturbations temporaires (stress, tristesse, excitation, repas trop copieux). On parle par contre d’insomnies chroniques lorsque ces nuits difficiles surviennent au moins 3 fois par semaine, depuis plus de 3 mois. Sur le long terme, comme tous les troubles du sommeil, les insomnies ont des conséquences cardiovasculaires.

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Les conseils des médecins pour mieux dormir

Comportement au réveil / pendant la journée
● Adoptez un rythme de sommeil régulier, en vous levant tous les jours à la même heure, y compris le week-end. Faites une sieste en début d’après-midi si vous en ressentez le besoin.
● Levez-vous avec dynamisme : lumière forte, étirements, petit-déjeuner complet.
● Pratiquez une activité physique régulière et oxygénez-vous en extérieur.

Comportement au coucher / pendant la nuit
● Ne résistez pas au sommeil quand vous le sentez venir : c’est l’heure d’aller vous coucher !
● Évitez les températures extrêmes dans votre chambre (idéalement entre 16°C et 19°C).
● Évitez de penser à votre « liste de tâches » le soir : pour bien dormir, il faut se vider la tête !
● Placez votre réveil de manière à ne pas voir l’heure, et résistez à l’envie de regarder l’heure si vous vous réveillez pendant la nuit.
● Bannissez les écrans et favorisez les activités relaxantes au moins 1 heure avant le coucher.

Plus d’infos sur le site Internet de la Ligue Cardiologique Belge.

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