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6 choses que j’ai apprises en analysant mon cycle menstruel

La rédaction

À force de subir les fluctuations de mon corps et de mon esprit au fil de mon cycle menstruel, je me suis décidée à l’analyser dans le détail en tenant un journal. Voilà les leçons que j’en ai tirées.


La volonté d’analyser mon cycle menstruel est née après une réflexion personnelle par rapport à mon couple. J’aime mon amoureux plus que tout au monde et notre relation se porte très bien. Mais, et c’est forcément le “mais” qui pose problème, de temps en temps, nous avions des conflits énormes qui pouvaient complètement partir en cacahuète. Et la solution toute trouvée par mes soins après chaque dispute était la rupture. Jusqu’à ce qu’il finisse par me lâcher un jour “ah, la fameuse rupture mensuelle. J’imagine que tu vas avoir tes règles”.

C’était un choc. Je me suis emportée de tout mon féminisme pour lui hurler dessus que ses pensées préhistoriques et machistes étaient scandaleuses, d’encore penser que si j’étais énervée, c’était forcément à cause de mes règles. La déception était énorme et j’ai fait voeux de silence et de chasteté pendant un petit temps. Sauf que... J’ai analysé profondément la situation. Pourquoi la dispute avait-elle commencé? En étais-je l’initiatrice? Ai-je voulu saboter toute seule notre discussion pour en faire une dispute? Est-ce allé trop loin sans raison? Chaque réponse était affirmative.

Le mois suivant, lorsque je me suis emballée pour une broutille, mon sang n’a fait qu’un tour. Mais pour une fois, j’ai fait le lien. Mon humeur était bel et bien affectée par mes règles à venir. Et même si je déteste cette idée de me dire que les changements hormonaux m’empêchent d’être pleinement en possession de tous mes esprits, je me suis dit que les analyser pourraient m’apprendre beaucoup sur moi-même. J’ai effectivement fait face à quelques surprises (qui étaient logiques en soi) et grâce à cette analyse, je vous expliquerai aussi ce que j’ai changé dans mon quotidien pour mieux me porter.

1. Les boutons


Ce n’est pas une surprise: les changements hormonaux peuvent provoquer de l’acné, et ce qu’importe l’âge. Les boutons apparaissent généralement sur le menton et le haut du dos. Ça ne loupait pas, chaque mois, quelques-uns pointaient le bout de leur nez sous forme de mini-kystes hyper douloureux qui mettaient des plombes à partir. Et c’est ce dernier point qui est le plus fastidieux. Les boutons peuvent s’infecter, ou pire, laisser des cicatrices.

Ce que j’ai mis en place:

Sur mon calendrier, j’ai marqué d’une croix le jour J des apparitions et la période d’accalmie. Désormais, deux jours avant les poussées, je passe un coton avec une lotion à l’acide salicylique. Ce dernier a un effet antiseptique, antifongique, antibactérien,  anti-irritantat et anti-inflammatoire. Il gomme aussi les imperfections en profondeur. Personnellement, c’est un produit qui me correspond très bien et qui m’aide à mieux gérer l’acné hormonale.

Lire aussi: L’acide salicylique, le traitement ultime pour se débarrasser de l’acné

2. Les migraines


Je ne suis pas une migraineuse. Mais je suis parfois sujette à des maux de tête incommodants. Là aussi, ma prise de note m’a permis d’y voir plus clair. J’ai mal à la tête quand je ne bois pas assez d’eau, quand je regarde trop longtemps des écrans, quand l’air intérieur est trop sec, etc. Et j’ai aussi des migraines un peu avant et pendant mes règles.

Ce que j’ai mis en place:

Selon la période du mois où l’on se trouve, j’ai pu limiter ma consommation de médicament. En dehors des périodes menstruelles à risque de migraines, je sais désormais qu’il faut que je sois attentive aux signes extérieurs avant de me ruer sur le paracétamol. M’hydrater, sortir prendre l’air, éteindre un écran sont tout aussi bénéfiques. Par contre, quand j’ai mes règles, je n’attends plus que “ça passe”, parce que je sais que ça ne passera pas. Je prends le temps de me reposer si je le peux.

Lire aussi: Le trouble dysphorique prémenstruel, ce mal méconnu qui fait des règles un enfer

3. Le poids


C’est vraiment le point le plus surprenant. Pour vous dire, j’ai halluciné quand j’ai analysé ma courbe de poids par rapport à mon cycle. Je vous résume la situation: sur un cycle complet, je peux avoir une différence de +ou- 4 kilos. Mieux: chaque mois, mon poids fluctue en dents de scie, avec un pic à la même période de mon cycle, le fameux pic des +4 (et ça fait aussi mal qu’au Uno) qui s’avère donc être cyclique dans mon cas.

Ce que j’ai mis en place:

Beaucoup d’indulgence et de bienveillance envers moi-même! De nombreux facteurs peuvent faire varier le poids. Le premier étant tout simplement la rétention d’eau. J’ai pris plusieurs réflexes suite à cette découverte (qui a nécessité que je me pèse tous les trois jours pour établir ma courbe, affectant évidemment grandement mon moral, chose que je ne recommande donc pas). J’ai décidé de me peser une fois par mois en établissant la période “creuse” qui se rapporte donc à mon véritable poids. Je vais également diminuer les quantités de sel dans mes repas et m’hydrater davantage. Enfin, et c’est le point le plus important, j’ai arrêté de culpabiliser autant de “grossir” malgré mon alimentation saine et mon activité physique. En prendre conscience a été une vraie libération.

4. Les fringales


Ça non plus, ce n’est pas un mal inconnu. Les fringales vont souvent de paires avec le cycle menstruel. J’avais déjà établi une corrélation entre ces dernières et mon alimentation. Mon analyse m’a permis de mettre au jour certaines phases régulières où mon appétit est démultiplié. Dans mon cas, ça m’arrive une fois par mois. Durant une journée, je pourrais avaler un frigo entier, avec le compartiment congélateur compris.

Ce que j’ai mis en place:

En prévision de ce jour, j’adapte mes courses et me procure des aliments que j’aime manger mais qui ne me provoqueront pas de déprime post-fringale. Par exemple? Du houmous et des légumes à picorer toute la journée. Et une petite plaque de chocolat, parce qu’il ne faut quand même pas déconner.

Lire aussi: Pour éviter les fringales, une étude conseille de manger liquide

5. L’humeur


Autre point intéressant d’un point de vue personnel. Depuis que j’ai pris conscience des sentiments négatifs que je pouvais ressentir avant et pendant mes règles, mon comportement a changé. Je le remarque principalement dans mon couple mais ces adaptations m’ont permise de mieux gérer mes relations sociales en étant attentive à mes émotions. Tout simplement parce que pendant quelques jours, elles sont décuplées, me plongeant soit dans des phases d’euphorie en début de cycle, soit dans une déprime profonde en fin de cycle. Autrement dit, mes humeurs font yoyo. Certes, cette information est bien connue mais je n’avais pas réalisé que c’était à ce point-là. Comme dit plus haut, une fois par mois, j’avais envie de rompre, de déménager, de quitter mon job et même parfois, quand je touchais le fond du gouffre, de mourir.

Ce que j’ai mis en place:

J’ai commencé par expliquer à mes amies à quel point il peut être bénéfique d’analyser son cycle. Parce qu’avoir des pensées noires, ça fait peur, ça déstabilise et ça reste encore bien trop tabou. Pourtant, c’est l’un des symptômes du syndrome pré-menstruel dont souffrent 80% des femmes. J’ai appris à lâcher prise, à me questionner sur les raisons réelles de mon énervement, de ma tristesse, de ma colère, à les remettre en contexte et à les apaiser. Ça m’a permis également de réaliser, en période de crise, quelles sont mes plus grandes frustrations, mes besoins et mes priorités. Parce que ce n’est pas parce que nos émotions sont décuplées qu’elles sont sans fondement.

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6. Libido


Enfin dernier point, et là encore, rien de bien surprenant: le corps humain est ainsi fait pour répondre à des besoins primaires de reproduction. C’est pour cette raison que notre libido est plus accrue en période d’ovulation. Mais aussi qu’elle peut être au plus bas à d’autres moments du cycle.

Ce que j’ai mis en place:

Honnêtement, rien de spécial parce que je reste à l’écoute de mon corps et de ses envies. Je sais que j’ai des périodes plus sèches, d’autres plus caliente et c’est ok comme ça. Je ne me blâme pas et je reste bienveillante envers moi-même et mon partenaire.

 

Je ne peux que vous recommander d’analyser également votre cycle. Les applications de cycle menstruel sont très pratiques quand on prend la peine de s’y attaquer. Clue m’a été d’une grande aide pour y parvenir. Mieux se connaître, mieux se comprendre, c’est un pas énorme vers l’épanouissement personnel.

 

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