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Une blogueuse s’en prend aux parents qui inondent le web de photos de leurs enfants

Quand on devient mère, la vie change, les priorités aussi, et parfois même, la notion de ce qui est approprié ou non. Remontée contre les parents qui publient des photos embarrassantes de leurs enfants sans leur accord, la blogueuse allemande Toyah Diebel part en guerre contre le « sharenting ».

Contraction de « sharing » et « parent », ce néologisme désigne la tendance irritante invasive des jeunes parents à inonder leurs réseaux de photos « drôles » de leurs enfants en mauvaise posture, qu’il s’agisse de Junior sur le pot ou Minimoi recouverte de vomi après avoir rendu sa panade. Des photos qui ont le don d’agacer ceux qui se font noyer leur feed de bébés rougeauds en larmes, mais aussi l’Allemande Toyah Diebel, Toyahgurl pour ses 52 600 followers, qui a décidé de partir en guerre contre le sharenting.

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„Toyah du hast keine Kinder, du kannst da nicht mitreden“ Dafür hab ich Wilson ❤️ #deinkindauchnicht

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www.deinkindauchnicht.org 📸 @delibaum Retusche: @wagnerchic Website: @manuelpaas

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Ainsi qu’elle le rappelle au moyen de visuels percutants, il ne faut pas faire aux autres ce qu’on n’aimerait pas qu’ils nous fassent. Autrement dit, si vous n’apprécieriez que peu voire pas qu’on publie une photo de vous en train de dormir en bavant ou de régurgiter votre repas, mieux vaut vous abstenir de poster des photos semblables de votre progéniture. À l’aide de photos mettant en scène des adultes dans des postures de bébés géants, Toyah interpelle: « vous aimeriez qu’on poste une photo de vous comme ça? votre enfant non plus ».

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Au-delà du devoir qu’ont les parents de respecter la vie privée de leurs enfants, la blogueuse allemande met également en garde contre le détournement de ces photos sur des sites de pédopornographie, ainsi que l’avait déjà révélé une enquête coup de poing de Libération, qui soulignait que des centaines d’images d’enfants issues de Facebook ou Instagram avaient été retrouvées sur ce genre de sites. Non contente de s’en prendre aux parents, Toyah Diebel interpelle aussi Instagram, soulignant qu’un algorithme qui supprime des photos de tétons de femmes en quelques minutes mais laisse des photos d’enfants nus pour la postérité a clairement un souci. Elle-même maman, Toyah comprend le besoin de poster des photos pour attirer des réactions, et avoue « adorer l’attention » aussi, « mais pas avec mes enfants ».

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