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Selon leurs victimes, les femmes de Daech étaient encore plus cruelles que les hommes

Depuis la chute de l’Etat Islamique, le consensus semble être que les femmes de Daech étaient elles aussi des victimes, endoctrinées et manipulées. Sauf que selon celles qui ont souffert de leurs mains, elles étaient de vrais bourreaux, parfois même plus cruels que les hommes.

C’est une forme de sexisme, une perpétuation du cliché des « faibles femmes », qui veut qu’elles ne soient pas vraiment mauvaises au fond, juste des êtres fragiles, manipulés par des monstres véritables. C’est la ligne de défense qu’a utilisée Michelle Martin, et bien d’autres criminelles avant elle. C’est aussi une approche que médias et avocats ont été nombreux à adopter pour décrire les « fiancées de Daech », ces femmes qui ont quitté leur pays d’origine pour s’unir à un combattant de l’Etat islamique. Des « victimes », « attirées sous de faux prétextes », « perdues », « endoctrinées ». C’est peut-être le cas de certaines. Mais selon des femmes Yézidies, persécutées par Daech, souvent, les femmes s’avéraient être encore plus cruelles que les hommes de l’EI.

« Pires que les hommes »

Dans un témoignage percutant accordé à nos confrères de L’Echo, Vian, une jeune Yézidie de 28 ans faite prisonnière en Irak, a raconté son calvaire, et le rôle joué dans celui-ci par les fiancées de Daech.

Les femmes de Daech étaient souvent pires que les hommes (…) Je devais m’occuper de tout dans la maison et lorsque je faisais quelque chose de mal à leurs yeux, elles me battaient. Si je pleurais, elles frappaient encore plus fort, et m’accusaient d’être une infidèle »

Ainsi que l’affirme Pari Ibrahim, une Néerlandaise d’origine yézidie, « dans de nombreux cas, c’étaient les femmes de l’EI qui maintenaient prisonnières les Yézidies. Certaines leur faisaient prendre une douche, leur donnaient des vêtements et des produits de maquillage avant qu’elles ne soient violées« . Non contents de persécuter la minorité yézidie, les combattants de l’EI violaient en effet leurs femmes et leurs filles, parfois même alors qu’elles n’étaient encore que des enfants, afin de « souiller » ce peuple. Complices de ces actes de barbarie, les femmes de Daech sont donc selon une Yézidie « par définition coupables d’actes de génocide, de crimes contre l’humanité, de viols collectifs, de crimes, de tortures et de conversion religieuse forcée« . Ainsi que le souligne de son côté la Fédération internationale des droits de l’homme,

Les femmes qui se sont mariées avec des combattants sont vues comme des victimes alors qu’elles sont coupables aussi. Dans la plupart des cas, ce sont les femmes qui étaient les tortionnaires des Yézidies, elles qui les gardaient captives, les traitaient comme des esclaves, et n’hésitaient pas à les battre et à les torturer pour se faire obéir »

Loin de l’image de la « faible femme », donc. Ou bien au contraire, des femmes qui auraient eu la faiblesse de s’abaisser à se conduire comme des hommes, voire pire? L’EI a beau être tombé, il n’en finit pas de tomber plus bas à chaque nouvelle révélation des crimes de ses membres.

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