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Les Soudanaises auront dû attendre 2019 pour ne plus être flagellées pour cause de « tenue indécente »

Female models walking on white sand dunes against portal at desert during sunny day

C’est une décision juridique historique: fraîchement élu à la présidence du Soudan, Abdallah Hamdok a annulé une loi ayant brimé les femmes pendant plus de 30 ans, et condamnant notamment les « tenues indécentes » et la consommation d’alcool à la flagellation.

Quand les premières femmes ont commencé à porter le pantalon en Occident au début du XXe siècle, elles ont certes été regardées de travers, mais cela s’est arrêté là, et c’était il y a plus de cent ans. Mais jusqu’il y a peu de temps encore, une Soudanaise qui osait descendre en rue en pantalon pouvait être arrêtée pour comportement indécent, et être condamnée à payer de lourdes amendes et à être flagellées. Pareil pour les femmes qui avaient l’outrecuidance de boire de l’alcool. La faute à une interprétation ultra rigoureuse de la charia, instaurée en 1989 par Omar el-Béchir lors de son coup d’Etat soutenu par les islamistes.

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S’il a été destitué par l’armée en avril dernier, il aura fallu attendre de longs mois avant que le gouvernement d’Abdallah Hamdok ne dépoussière le système judiciaire soudanais, et ne dise enfin adieu à certaines lois oppressantes pour les femmes. La militante soudanaise Tahani Abbas a immédiatement salué la nouvelle, applaudissant le fait que « le gouvernement a tenu ses promesses. C’est une vraie victoire pour nous, pour le mouvement féministe au Soudan et pour les droits des femmes ».

Beaucoup de femmes ont été fouettées et humiliées à cause de cette loi honteuse. Avec cette décision, le Soudan s’oriente maintenant vers une nouvelle vie dans laquelle les femmes peuvent jouir de la dignité »

Des femmes qui ont été les actrices principales des mouvements de contestation contre le régime d’el-Béchir, menant avec courage les manifestations, qui ont ensuite donné lieu à un soulèvement militaire et au renversement du pouvoir en place. Parce qu’on peut interdire à une femme de porter un pantalon, mais pas l’empêcher de porter la culotte.

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