Home Lifestyle Société L’avortement ne sera bientôt plus un crime en Nouvelle-Zélande

L’avortement ne sera bientôt plus un crime en Nouvelle-Zélande

À admirer la ligne progressiste et engagée de Jacinda Ardern, on en oublierait presque que la Nouvelle-Zélande fait partie des pays où l’avortement est encore criminalisé. Plus pour longtemps?

Suite à l’impulsion de la Première ministre kiwi Jacinda Ardern, un projet de réforme de la loi relative à l’avortement a été introduit au Parlement en août dernier. Une réforme nécessaire: alors même que la Nouvelle-Zélande s’illustre fréquemment pour sa position exemplaire en matière d’égalité des droits, l’avortement y est toujours considéré comme un crime, et les femmes qui veulent avoir recours à la procédure doivent faire face à un véritable parcours de combattantes.

Un droit qui fait encore cruellement défaut

En effet, à l’heure actuelle, une Néo-zélandaise qui voudrait avorter doit faire attester du fait que sa santé mentale et/ou physique serait menacée par la grossesse, et ce, par deux médecins différents. Ou comment compliquer la procédure mais aussi l’allonger, ce qui est particulièrement problématique pour les femmes qui ne réalisent leur grossesse non-désirée qu’à l’approche de la date limite pour avoir recours à un avortement. Héritée de l’Empire britannique, dont la Nouvelle-Zélande a été un dominion jusqu’en 1947, cette loi archaïque pourrait enfin disparaître, rendant aux femmes kiwi la pleine maîtrise de leurs ovaires. Un droit qui manque encore cruellement à d’autres: en 2020, l’avortement est encore complètement interdit par le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, la République dominicaine, Haïti, les Philippines, le Gabon, le Congo, Djibouti, la Mauritanie, la Guinée-Bissau, le Sénégal, Madagascar, mais aussi, bien plus proche de chez nous en Europe, Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin.

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