Home Lifestyle Société Kidnappée et violée par un faux Collecto, une étudiante de l’ULB met...

Kidnappée et violée par un faux Collecto, une étudiante de l’ULB met les filles en garde

viol ulb getty images

Samedi, une étudiante de l’ULB de retour de baptême s’est fait kidnapper et violer par un faux chauffeur de Collecto qui rôdait dans le cimetière d’Ixelles. Ayant courageusement choisi de partager son témoignage sur la page ULB Confessions, elle met en garde les jeunes filles du quartier.

« Chers tous, je vous fais part ici de ma douloureuse expérience d’hier soir pour que cela ne se reproduise plus. Hier, retour du baptême CP, (légèrement) alcoolisée, un faux Collecto m’a embarquée, kidnappée, blessée et violée ». Loin du ton ordinairement badin des messages anonymes postés sur ULB Confessions, ce témoignage glace. Qui n’a jamais été vulnérable au retour de soirée? Qui ne doit pas y regarder à deux fois pour repérer son Uber parce que les voitures se ressemblent toutes? Et puis qui n’a jamais eu un petit verre dans le nez en retour de guindaille? Sauf que pour cette étudiante, la fête a pris une tournure cauchemardesque.

Il s’arrête et se fait passer pour un taxi / Collecto. Il explique qu’il veut bien t’emmener n’importe où. Sauf qu’il embarque les filles loin de Bruxelles dans une maison pour les violer »

Et sa victime de mettre en garde: « Je crois qu’il rode dans le quartier de la Jefke (cim d’ix) et qu’il repère les filles trop soûles qui marchent seules ». Portrait robot de l’agresseur? « Il portait un uniforme de la STIB, typé maghrébin avec un accent, voiture grise type Citroën ». « En attendant que la police le retrouve, partagez et faites attention à vous ! » ajoute-t-elle encore. En quelques heures seulement, son post a été partagé plus de 2 500 fois et a recueilli près de 1 000 commentaires. L’occasion pour d’autres filles qui l’ont échappé belle de témoigner aussi, et de potentiellement confirmer la présence d’un prédateur aux abords de l’ULB.

Les témoignages se multiplient

« Nous avons vecu la même chose à la sortie d’une soirée de l’ULB, un type qui se faisait passer pour quelqu’un de la STIB qui voulait nous embarquer en disant que c’était un taxi pas officiel. C’était peut-être pas le même type mais l’histoire coïncide un peu. Faites attention et respect pour avoir eu le courage de parler » commente l’une. « Je comprends, il m’est arrivé la même à Etterbeek il y a 2-3 semaines, heureusement je me suis pas fait violer, mais il m’a carressé la cuisse et il arrêtait pas de me faire des bisous sur ma main et il me répétait sans cesse qu’il se sentait seul et qu’il aimerait bien que je lui tienne compagnie ce soir là .. C’est le lendemain en réfléchissant bien que je me suis rendu compte que ce n’était pas un vrai taxi » raconte l’autre. « J’ai rencontré le même gars, il s’est aussi fait passer pour un Collecto et était habillé en agent de la STIB. Maghrébin d’une quarantaine d’année ou cinquantaine. Il m’a expliqué qu’il avait habité rue des Egyptiens numéro 4 pendant plusieurs années… (donc vraiment juste à côté du Cimetière d’Ixelles!!). J’espère que ce connard se fera attraper » ajoute une troisième. Parmi les centaines de commentaires postés, nombre de messages de soutien aussi, saluant le courage de la jeune fille, mais aussi le fait qu’alors qu’elle même vient de se faire attaquer, son premier réflexe soit de penser aux autres et de les mettre en garde.

Vigilance constante

Face à l’emballement, l’ULB s’est empressée de réagir. Contacté par BX1, Alain Levêque, le vice-recteur aux affaires étudiantes de l’ULB, rappelle que « des équipes assurent la surveillance au sein du campus. Le gros problème, c’est lorsque les étudiants quittent ces lieux-là”. Et d’ajouter que « si les faits sont confirmés, c’est très grave ». Alors que certains commentateurs appellent à « tendre des pièges au faux chauffeur pour le coincer », c’est plutôt un appel à la prudence qu’il faut diffuser. Pour rappel, les vrais taxis ont un « T » devant leur plaque, tandis que les Collecto véritables sont en possession du nom et du prénom de la personne qui l’ont commandé. Ainsi que le souligne la jeune femme victime de l’agression ce samedi, « On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres mais c’est pas vrai. Alors prenez soin de vous en rentrant, c’est important ».

Lire aussi:

Jobs

Plus qu’une étape pour activer les alertes-infos!

Autorisez les notifications de Flair.be sur votre navigateur.