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Dans l’enfer des mutilations génitales au Somaliland

HARGEISA, SOMALIA - JANUARY 8, 2010: Hargeisa - the largest city in Somaliland, the second largest city in Somalia. Livestock is the main occupation of the local population. The livestock market.; Shutterstock ID 331932302

Malgré la mobilisation des femmes et des activistes, les mutilations génitales restent une réalité cruelle pour de nombreuses petites filles. Et au Somaliland, la pratique est plus douloureuse encore qu’ailleurs avec la « circoncision pharaonique ». 

Imposée aux petites filles de 5 à 9 ans du Somaliland la circoncision pharaonique a été désignée comme la pire forme de mutilation génitale par l’Organisation Mondiale de la Santé. Pratiquée pour des raisons religieuses, cette suture consiste à exciser les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ablation du clitoris. Les bords à vif sont ensuite recousus ensemble, avec seulement une mince ouverture pour laisser passer l’urine et les menstruations.

Des épines en guise d’aiguilles

Et la barbarie ne s’arrête pas là, puisque les plaies sont recousues sans anesthésie ni désinfection, les aiguilles étant le plus souvent remplacées par… des épines d’arbustes. Les fillettes doivent ensuite passer une dizaine de jours avec les jambes attachées le temps que les plaies cicatrisent. Les sutures ne sont enlevées qu’une fois que la femme se marie, avec souvent infections et complications à l’appui.

82% des fillettes concernées

Et si au Somaliland, des voix commencent à s’élever pour tenter d’endiguer cette coutume douloureuse et dangereuse, la pratique concerne toujours 82% des fillettes à Hargeisa, la capitale de ce petit état africain.

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