Home @Home & Sorties Clito, papier…ciseaux: la vidéo qui dit NON à l’excision

Clito, papier…ciseaux: la vidéo qui dit NON à l’excision

Plan International
Le 6 février se déroulera la "Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines". L'occasion pour l'ONG Plan d'évoquer une nouvelle fois cette pratique barbare et de rappeler que chaque jour à travers le monde, 8000 filles risquent l'excision.

En 2017, elles seront des centaines de milliers de fillettes entre 5 et 14 ans, à être maintenues jambes écartées, tandis qu'elles seront charcutées et découpées dans leur chair, sous couvert d'une excuse ethnique, esthétique ou traditionnelle. Dire stop à cette violence et à ces coutumes primitives, c'est le puissant message défendu à coup de papier, de ciseaux et d'intégrité par le mini-film de l'organisation humanitaire Plan International. Une vidéo engagée réalisée en collaboration avec l'artiste néerlandaise Mandy Smith, auteur du projet No More Cutting, une série de vulves réalisées en origamis à partir de photos d'anonymes, et visant à défendre la diversité d'apparence et de forme du sexe féminin et à combattre les mutilations.

Une lutte toujours d'actualité

L'excision reste encore la douloureuse réalité d'un trop grand nombre de femmes à travers le monde. Aux 200 millions de victimes devant vivre avec la souffrance de cette mutilation, s'ajouteront des millions d'autres dans les mois et années à venir. Dans certains états, la pratique ne tient en effet pas du rituel tabou, mais de la pratique logique. C'est ainsi que 98% des filles sont excisées en Somalie, 97% en Guinée ou 90% en Sierra Leone.

Et si une majorité d'entre elles la subissent en Indonésie, en Égypte ou en Éthiopie, ce sont 4000 petites filles et adolescentes qui risquent de connaître un sort similaire en Belgique. Une torture aussi internationale qu'inacceptable.

Lutter pour éviter le pire

Parce que l'information et la sensibilisation restent les meilleures armes, Plan International et son antenne belge se battent pour amener le débat et la contestation au cœur des pays les plus touchés par les mutilations génitales féminines, avec des progrès significatifs.

Les adolescentes d'aujourd'hui courent 30% de risques de moins d'être victimes d'excision qu'il y a 30 ans. Trois fois moins que leurs mères avant elles.

Une avancée énorme, mais pas suffisante. Tant qu'une seule fille craindra encore de devenir femme, elle ne le sera jamais.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas consulter www.planbelgique.be/excision.

D'autres informations essentielles sur les violences faites aux femmes:

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