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La France impose des bracelets anti-rapprochement pour lutter contre les violences conjugales

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Parce que porter plainte à la police ne suffit malheureusement pas toujours à protéger les victimes de violences conjugales de leurs bourreaux, la France s’est inspirée de l’Espagne et a décidé d’imposer à ceux-ci des bracelets anti-rapprochement. Une solution calquée sur le bracelet électronique des prisonniers, et qui ferait bien d’être mise en place en Belgique aussi.

Le 29 juillet 2020, à Lyon, une femme a été tuée par son compagnon, déjà poursuivi par la police pour des faits de violence conjugale. En novembre 2019, le parquet de Namur condamnait le fait que « cette nuit, une femme de plus est morte sous les coups de son compagnon », un compagnon lui aussi connu pour faits de violence. En août 2018, à Plombières, Lucie et Valérie Leisten, mère et fille, mourraient poignardées par l’ex-compagnon de cette dernière, dont elle avait pourtant prévenu les forces de l’ordre qu’il la menaçait de mort. Police partout, justice nulle part? La rengaine, popularisée par le rappeur Sniper, est simpliste, mais pose toutefois question: comment des femmes peuvent-elles encore être tuées par des ex ou des compagnons violents qu’elles ont déjà dénoncés aux forces de l’ordre, voire même parfois déjà quitté dans l’espoir de pouvoir se reconstruire? En Belgique, chaque jour, 10 femmes mourraient sous les coups d’un homme, 80, si on compte à l’échelle mondiale, des statistiques horribles que la France compte bien endiguer à sa manière.

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Tenir loin les auteurs de violences conjugales

Depuis ce vendredi 25 septembre,  cinq juridictions françaises (Angoulême, Bobigny, Douai, Pontoise et Aix-en-Provence) imposent désormais le port d’un bracelet anti-rapprochement pour tenir les ex-conjoints violents loin de leurs victimes et tenter ainsi de lutter contre les féminicides. Le 31 décembre prochain, le bracelet, qui s’accroche à la cheville et permet aux forces de l’ordre de géolocaliser les (ex-)conjoints violents et de déclencher une alerte lorsqu’ils s’approchent de leur victime, sera généralisé sur tout le territoire français. « C’est une bonne mesure, qui a fait ses preuves et répond à un besoin identifié : celui de protéger les femmes, les sécuriser. Mais ça fait un an qu’on l’attend, il y a urgence », a regretté à l’AFP Floriane Volt (Fondation des Femmes). D’autant que durant cette année d’attente, les violences conjugales auront connu un pic en France, avec 146 femmes tuées par leur (ex-)conjoint en 2019 contre 121 en 2018. Alors que les expert.e.s mettent en garde depuis le début du confinement sur la hausse de violence conjugale annoncée, une mesure similaire semble plus que nécessaire en Belgique aussi.

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