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Le CIRÉ rappelle les droits des migrantes victimes de violences conjugales

Strong mother protects her child from danger. Stop violence against children. A big fist threatens a woman and her baby. Vector illustration

Pensé comme une mesure de protection, le confinement peut s’avérer une dangereuse prison pour les femmes victimes de violences conjugales, les migrantes étant particulièrement fragilisées, faute de savoir vers quels organismes se tourner. Doublement victimes, elles ne sont pourtant pas sans soutien, ainsi que le rappelle le CIRÉ.

Cela fait plus de 60 ans que le CIRÉ se consacre aux demandeurs d’asile, réfugiés et étrangers avec ou sans titre de séjour, leurs actions visant entre autres à considérer les migrants comme des citoyens actifs, mais aussi à affirmer la nécessité de renforcer le(s) droit(s) des étrangers. Notamment, les migrantes victimes de violences conjugales qui, ainsi que l’organisme le souligne, sont doublement victimes: de la violence subie par leur partenaire au quotidien, mais aussi de la violence administrative.

La plupart du temps, il s’agit de femmes arrivées en Belgique par le biais du regroupement familial qui subissent des violences conjugales et/ou intrafamiliales et tentent de maintenir leur droit au séjour après avoir quitté le domicile conjugal. Différentes dispositions de la loi du 15 décembre 1980 le permettent à certaines de ces personnes, mais dans la pratique, on constate que plusieurs difficultés empêchent souvent d’activer ces mécanismes et de protéger effectivement les victimes ».

À commencer par le manque d’information.

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Le droit de vivre sans violence

« Souvent, elles ne savent pas qu’elles ont des droits. Certaines l’apprennent trop tard pour pouvoir réagir. Beaucoup ont également peur, vu la précarité de leur séjour et leur dépendance administrative vis-à-vis de leur partenaire, de quitter le domicile conjugal et de s’adresser aux services de police pour porter plainte ». C’est pourquoi le CIRÉ a édité une brochure reprenant ces droits, disponible ici en ligne. Et de rappeler que « quelle que soit votre situation de séjour en Belgique, même si votre titre de séjour dépend de votre situation familiale, vous avez le droit de vivre sans violence ». Droit d’en parler, droit d’aller voir un médecin, droit de porter plainte: autant de fondamentaux bons à rappeler, et à diffuser largement autour de soi.

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