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Après sa critique virale de Pairi Daiza, elle rencontre la direction et débriefe

Visitors watching and taking pictures of Asian small-clawed otters / oriental small-clawed otter (Amblonyx) at enclosure in zoo in summer. (Photo by: Arterra/Universal Images Group via Getty Images)

« Pairi Daiza, je suis mal à l’aise ». Rédigé sur Medium en janvier dernier, l’article de la Montoise Sarah Thielens avait été partagé plus de 100 000 fois, son malaise trouvant un écho chez les amis des animaux et les ennemis des zoos. Mais aussi auprès de la direction de Pairi Daiza, qui avait souhaité la rencontrer. Un entretien que Sarah a relaté dans un deuxième billet, publié ce 15 février.

Mais d’abord, son article originel, rapidement devenu viral, ses sentiments ayant fait écho auprès de nombreux « ex-fans » des parcs animaliers, et le ton choisi par Sarah, plutôt pince-sans-rire que moralisatrice, ayant achevé de séduire les septiques. « Alors oui, vous allez me dire, ça y est, elle est passée végétarienne limite vegan et maintenant elle s’en prend à Pairi Daiza » commence-t-elle ainsi, soucieuse d’expliquer pourquoi, d’ancienne admiratrice de Paradisio, elle a choisi de s’éloigner de Pairi Daiza, où elle ne s’est plus rendue depuis 5 ans. Sa dernière visite?

Je ne m’y sentais plus bien. Trop de business tue le business. Trop de visiteurs, trop de tout. Je ne trouvais plus le “paradis des animaux”. Je commençais à me poser des questions sur les zoos »

« Des ours polaires, des lions, des éléphants n’ont rien à faire dans ces enclos » poursuit Sarah, qui ajoute qu’en y réfléchissant, « c’est dès le départ que j’aurais dû militer contre les animaux sauvages visibles à longueur de journées aux touristes ». Et de répondre à ceux qui affirment que « ça rapporte plein d’emplois, de visites, de trafic touristique » que d’autres choses peuvent aussi attirer, citant en exemple le cirque Roncalli a remplacé les animaux par des hologrammes, tandis qu’à ceux qui avancent l’argument « amour des animaux », elle demande pourquoi le parc n’est pas 100% vegan dans ses différents restaurants. Avant de finir sur un rappel que personne n’est parfait, « mais Pairi Daiza pourrait tourner dans un meilleur sens ». Voilà pour l’Acte I.

« Finalement, c’est un zoo »

Fast forward à ce 15 février, et Sarah a rédigé un deuxième article au sujet de l’ex-Paradisio, la direction ayant souhaité la rencontrer après la rédaction de son premier billet d’opinion devenu viral entretemps. Consciente que son coup de gueule « serait resté inaperçu s’il n’avait pas été lu 120 000 fois. Si je n’avais pas reçu des dizaines de messages privés », Sarah explique que « le lendemain, le directeur de Pairi Daiza me contactait pour me rencontrer ». Avant de relater leur entrevue, la Montoise apporte un complément à son premier papier « je ne voudrais pas offenser les soigneurs, travailleurs, employés du parc. Je sais que ce parc rapporte énormément d’emplois dans une région en souffrance de possibilités ». Et de rappeler, tout de même, qu’un autre modèle est possible, tout en continuant de bénéficier à l’économie de la région.

Parce que même si, « concernant le bien-être animal, je suis certaine et/ou je l’espère que les soigneurs aiment, par dessus tout, les animaux dont ils s’occupent », « un ours ou un éléphant n’est pas un animal qui a les mêmes besoins qu’une poule. On me dira que les enclos sont bien plus grands que ce que la législation demande…que ces animaux sont nés dans des zoos…mais quand même ».

Finalement, c’est un zoo. Un zoo plus joli et plus grand que les autres mais ça reste un zoo. On y recense des espèces. Certaines, qui un jour ou l’autre ne se trouveront plus que dans les zoos. Un moyen d’observer ce que l’on trouvait avant dans la nature »

Et de faire remarquer, non sans une pointe d’ironie bienvenue, que la télévision offre également un excellent moyen d’admirer des animaux qu’on n’aurait pas l’opportunité de voir autrement. Après une prise de contact « quelque peu énervée » de la part de Jean-Jacques Cloquet, le directeur du parc, Sarah le rencontre autour d’un petit-déjeuner où bien qu’elle ait du mal à suivre le fil, elle semble percevoir des distinctions dans le trio de direction.

Un Eric Domb réfugié dans sa fondation. Un Marc Coucke qui investit et veut y voir de la rentabilité. Un Jean-Jacques Cloquet qui essaye de faire en sorte que tout le monde soit content et que ça roule »

Et les animaux alors? « J’avais une série de questions, impossible de les poser », regrette Sarah, qui se réjouit toutefois que son idée de restauration végétarienne semble avoir suscité l’intérêt du parc, qu’elle enjoint également à envoyer des messages forts. « Les animaux meurent à cause du plastique qu’ils avalent en pleine mer? Soyez un exemple. Ne distribuez plus de plastique ». Parce qu’elle, comme beaucoup d’autres de la région, « a envie d’être fière de ce parc ». Et en attendant, « réfléchissons toutes et tous à nos actes ».

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