Home Lifestyle Société Après le cinéma et les médias, #MeToo entache l’univers des sommeliers

Après le cinéma et les médias, #MeToo entache l’univers des sommeliers

Male sommelier pouring red wine into long-stemmed wineglasses. Waiter with bottle of alcohol beverage. Bartender at bar counter pour elite drink into long-stemmed glass

#MeToo n’en finit pas de faire tache d’huile et de libérer la parole dans différentes industries. Après le cinéma et les médias, place au milieu très fermé des sommeliers, où le harcèlement et les comportements déplacés sont d’autant plus problématiques qu’ils concernent une industrie où l’alcool coule à flots.

Après avoir lancé le mouvement #MeToo avec son enquête qui a mis en lumière les agissements d’Harvey Weinstein, le New York Times continue sur sa lancée, et révèle cette fois des faits de harcèlement sexuel dans le petit monde des sommeliers. Si le nom d’Anthony Cailan ne vous est probablement pas familier, il fait figure de célébrité dans le milieu de la gastronomie new-yorkaise. Sommelier au prestigieux restaurant The Usual, et repris parmi les meilleurs nouveaux sommeliers selon « Wine & Spirits Magazine », il est aujourd’hui accusé d’harcèlement et de tentatives d’agression sexuelle par plusieurs femmes. Selon elles, il les aurait invitées à son appartement sous couvert de meeting professionnel, avant de se jeter sur elles et de tenter de les agresser sexuellement. Un comportement inacceptable, qui trahit une industrie gangrénée par le sexisme.

Un problème systémique

Rédactrices « vins » pour le prestigieux magazine culinaire « Bon Appétit », Marissa Ross a invité les victimes à témoigner anonymement en MP sur son compte Instagram. Racontant elle-même avoir été à de nombreuses reprises victime d’attouchements et de remarques déplacées, la journaliste fait état d’un problème systémique, dénonçant le fait que « les femmes se font toucher partout où elles vont » dans le milieu de l’Horeca.

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Les agressions sexuelles dans l’univers du vin sont rendues possibles par l’alcool, bien sûr, mais aussi l’abus de pouvoir et le déni constant de comportements inacceptables »

Et Marissa Ross d’appeler à un changement en profondeur du status quo actuel, soulignant que « si on arrive à changer les choses dans une industrie construite autour du fait de boire de l’alcool, on peut y parvenir dans tous les milieux ». De son côté, Anthony Cailan a affirmé dans un mail adressé au « New York Times » que les accusations envers lui étaient fausses et qu’il se réjouissait d’avoir l’opportunité de blanchir son nom. On oublie toujours, pour blanchir une tasse de vin, c’est du sel ou du vin blanc qu’il faut verser?

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