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Accusé de discriminer les athlètes enceintes, Nike fait son mea culpa

Portrait of a beautiful young pregnant woman exercises with red fitball in the gym. Working out and fitness, pregnancy concept.; Shutterstock ID 602774777; Purchase Order: -

Non content de « Just Do It », ces dernières années, Nike est devenu un vecteur de responsabilisation pour les femmes, grâce à des campagnes qui mettent leur force en avant. Hypocrite? Après qu’une athlète olympique ait dénoncé le traitement subi par les sportives enceintes, Nike fait son mea culpa.

Serena Williams vedette d’une pub contre l’inégalité des sexes, l’escrimeuse Ibtihaj Muhammad posant fièrement avec son hijab Nike Pro… L’équipementier américain a le don d’imaginer des campagnes percutantes, où les femmes tiennent la place d’honneur, motivant des générations de petites filles à croire en leurs rêves. Jusqu’à ce que la grossesse vienne les briser? Dans une tribune rédigée pour le New-York Times, la coureuse de demi-fond plusieurs fois médaillée aux JO Alysia Montaño dénonce.

Nike m’a dit de croire en mes rêves, jusqu’au jour où j’ai voulu un bébé. Être mère et championne s’est avéré être un rêve impossible à atteindre. Cela ne devrait pas être le cas.

Ainsi que l’explique la championne, les athlètes sponsorisés par Nike sont tenus à des obligations de performance pour rester sous contrat. En cas de blessure, des pauses dans la performance sont prévues, mais ces pauses ne sont pas assez longues pour couvrir la grossesse ainsi que la période post-partum. Autrement dit: si une sportive désire être maman, les clauses de son contrat font que Nike a le droit de diminuer sa paye, voire même de résilier le contrat. Pour la coureuse olympique Kara Goucher, cela a représenté un choix cornélien: reprendre la course une semaine seulement après l’accouchement, et s’entraîner pour courir un semi-marathon 3 mois après la naissance de son fils, alors même que celui-ci était gravement malade. « Au lieu de passer du temps avec lui comme n’importe quelle mère, je me suis sentie obligée de m’entraîner pour être à nouveau  payée. Je ne me pardonnerai jamais d’avoir fait ce choix ».

Révision des contrats

Face au badbuzz annoncé, Nike a réagi à la vitesse de l’éclair. Impensable, en effet, pour une multinationale dont la dernière campagne condamnait le sexisme dans le sport d’être accusé de discrimination envers les femmes enceintes et les jeunes mamans. Contacté par le Wall Street Journal, l’équipementier a assuré que désormais, les contrats incluraient des clauses assurant un maintient de salaire pendant les grossesses. Pour les contrats existants, par contre, pas de modifications prévues mais bien « des assurances afin de renforcer cette nouvelle politique ». La bonne nouvelle: le revirement de Nike a fait effet boule de neige, et l’équipementier Burton a d’ores et déjà annoncé prendre des mesures de protection similaire pour ses athlètes féminines.

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